le blog des Explorateurs de Connaissance

Le Panier des Inclassables

Molière, Portrait d’Auteur

Portrait d’Auteur : Molière

S’il fallait n’en garder qu’un

Jean Baptiste Poquelin, dit Molière, n’est pas un poète à proprement parler, mais il serait cependant faux de penser qu’il n’appartient qu’au monde du théâtre : il suffit de lire les Lettres de remerciements au Roi pour s’en convaincre. Sans aller aussi loin dans les recherches, une simple lecture de son recueil Poésies diverses justifie sa place dans la section poésie. Toutefois, si quelques facheux se dissimuleraient parmi vous, je ne saurez que trop vous conseiller la lecture d’oeuvres telles que Melicerte, Pastorale Comique, ou encore le très classique Dom Juan.

Fils d’un artisan tapissier au service du roi, le jeune Jean Baptsite est un enfant assez simple et sans éducation. C ‘est à l’âge tardif de quatorze ans que, sur les conseils de son grand-père, le jeune homme apprend à lire et à écrire, en entrant au collège où il rencontre Le Prince de Conti.

A 21 ans, Jean Baptiste découvre le théâtre, et prend le nom de Molière en fondant sa propre troupe constituée de quelques amis. Quelques années plus tard, il croisera de nouveau la route de son camarade d’étude Le Prince de Conti, qui lui demandera de faire une représentation privée pour lui e ses invités. Parmi ces derniers se trouve le très célèbre et influent Cardinal de Richelieu : un témoignage de l’époque nous rapporte que le Cardinal, impressioné par le talent de Molière,  lui fit une remarque dans laquelle il déplore que les meilleurs théâtres se trouvent en Italie, alors que les meilleures pièces sont françaises. Le jeune dramaturge lui répond d’aplomb : « En ce cas Monsieur, donnez moi un théâtre! »

Molière obtient des suites de cet entretient la direction de la Comédie Française, où il jouera pour le Roi pendant seize ans. Hélas, l’art de notre ami prend une ampleur de plus en plus grande, et avec cette croissance son ambition s’accrut également. Il frondera ainsi les avares et les personnages puissants en les ridiculisant sur scène, et commettra l’erreur de s’attaquer à la religion avec Tartuffe. Rapidement, les conséquences furent désastreuses pour le dramaturge, qui fut censuré à de nombreuses reprises puis excommunié.

Une fois tombé en disgrâce, on raconte que Molière mourut sur scène lors d’une représentation du Malade imaginaire :  Jean Baptiste Poquelin fit bel et bien un malaise sur scène, mais il décédera plusieurs jours plus tard d’une infection pulmonaire. Il sera enterré de nuit dans la plus grande  discrétion,  mais avec l’hommage de ses pairs. En effet, La Fontaine rédigea une épitaphe en son honneur :

Sous ce tombeau gisent Plaute et Térence,

Et cependant le seul Molière y gît :

Leurs trois talents ne formaient qu’un esprit,

Dont le bel art réjouissait la France. (…)

Ils sont partis, et j’ai peu d’espérance

De les revoir, malgré tous nos efforts,

Pour un long temps, selon toute apparence.

 

Si vous n’avez jamais pleuré, rit ou appris quoi que ce soit de vos lectures, alors Molière saura vous l’apprendre. Toujours simple, jamais malhonnête, l’oeuvre de cet homme si particulier est la pierre philosophale des gens de lettres : vos journées de plomb ne deviendront certes pas d’or, mais posséderont désormais la légèreté de la plume. Inspirant par son talent d’auteur, il demeure également un exemple dans sa vie d’homme, de mari, d’acteur ou d’artiste simplement. A lire sans modération, tout comme Plaute et Térence avant lui, Molière possède tous les traits du génie, y compris celui d’être immortel.

– Vigo Azzura


Suite des révélations : La Dixième prophétie

La Dixième Prophétie,

de James Redfield

L’accomplissement des neuf révélations et la découverte des clés de l’après-vie

« Avec La dixième prophétie, notre héros se trouve de nouveau entraîné dans une passionnante aventure. Charlène a disparu dans un parc naturel aux Etats-Unis, où des scientifiques mènent – en toute illégalité – d’inquiétantes expériences. Préoccupé, il décide de partir à sa recherche. Cette poursuite donne lieu à quatre rencontres qui l’aident à pousser encore plus loin sa quête spirituelle. Grâce notamment à son ami Wil, il entre dans une autre dimension, l’Après-Vie, et atteint un niveau de conscience jusque-là insoupçonné. Au coeur de cette forêt des Appalaches, il comprend mieux que jamais la raison de sa présence sur terre et le sens profond de l’humanité. Récit d’aventures et roman initiatique, ce livre d’un optimisme éclairé est une réponse au mal de vivre et une invitation à choisir les chemins de notre propre aventure spirituelle. –Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre. »

Sortie : 08 Décembre 2003

Relié: 316 pages

Éditeur : J’ai lu

Collection : Aventure Secrète

La Prophétie des Andes avait été une telle aventure, que je fus enthousiasmée d’avance dès lors que j’eusse entre mes mains sa suite. Quelle était cette ultime révélation ?

Nombre de ses lecteurs, y compris moi-même, avons testé les généralités écrites au sujet des influences des caractères humains dans notre vie quotidienne ; alors quelque part, nous faisions part de cette aventure. Or, dans La Dixième Prophétie, les personnages ne vivent plus leurs expériences en communs, mais sont chacun une partie, une clé qui les amènera vers la découverte d’un monde supérieur. Là, l’imaginaire de l’auteur fait fi de toute attache au réel, pour évoquer d’avantage une histoire fantastique, qu’un vécu romancé. Surement est-ce là le point qui m’amène à une certaine déception. 

Le premier tome était à mon sens, extrêmement humaniste, tant il reprenait énormément de thèmes multiculturels, et les condensait dans une histoire à la limite du possible, pour nous sceptiques occidentaux. Ce résumé de notions qui s’imbriquaient les unes dans les autres afin de parvenir à l’épanouïssement et à une évolution humaine, m’avait totalement fasciné et passionné. Voilà pourquoi, peut-être, cette suite m’a déçue à ce point ! Même si l’on y retrouve tous les éléments utilisés dans le précédent roman , James Redfield  exprime son point de vue totalement subjectif.S a vision du monde de l’au-delà est tellement personnelle et subjective, qu’elle peut amener le lecteur à se sentir exclu de l’histoire, et ce roman devient alors davantage un receuil décrivant le monde d’Un homme, qu’un roman dans lequel le lecteur peut plonger.
Aussi, quel dommage !

 


Univers Sonore délicieux : Ma vie avec Mozart

Ma vie avec Mozart,

d’Éric-Emmanuel Schmitt

Comment devenir soi-même, accepter la mort, reconnaître le bonheur au passage ? Pour l’auteur d’Oscar et la dame rose, Mozart est la clé qui ouvre toutes les portes, celles de la passion ou de l’amour universel, de la liberté et de l’esprit d’enfance. Sa musique est lumière, grâce et mystère.
Un livre et un CD des oeuvres de Mozart par les plus grands interprètes : Gundula Janowitz, Frederica von Stade, Renée Fleming, Anne-Sofie von Otter, Maria Stader, Yvonne Minton, Barbara Bonney, Vladimir Ashkenazy… sous la direction de Karl Böhm, Sir Georg Solti, Ferenc Fricsay, Sir Neville Marriner…

Sortie : 12 Octobre 2005

Relié: 165 pages

Éditeur : Albin Michel

Éric-Emmanuel Schmitt

« En quelques années, Eric-Emmanuel Schmitt est devenu un des auteurs francophones les plus lus et les plus représentés dans le monde.

Encouragé par le succès international remporté par son premier film Odette Toulemonde, il adapte et réalise Oscar et la dame rose (2009).

Amoureux de musique, Eric-Emmanuel Schmitt a également signé la traduction française des Noces de Figaro et de Don Giovanni. Toujours curieux, il ouvre en permanence de nouvelles portes, tend de nouveaux miroirs, pour notre plus grand plaisir.

Il vit à Bruxelles et toutes ses œuvres en français sont éditées par Albin Michel. »

Site Officiel d\’Eric-Emmanuel Schmitt

 

Voilà une des plus belles façons, me semble-t-il, pour s’adonner à la découverte de la musique classique. Néophytes de ce genre musicale, ce livre est fait pour vous !

D’une lecture très aisée et que l’on soit amoureux de la musique classique ou non, Éric-Emmanuel Schmitt nous fait entrer dans chaque page, accompagnés d’une œuvre lyrique sélectionnée par ses soins, afin que notre environnement soit en adéquation avec ses mots. Nous nous retrouvons alors près de lui, le devinant à son bureau en train d’écrire les lignes qui défilent sous nos yeux, dans ce même univers sonore, qui devient un véritable pont entre son ressenti, et le notre.

Il est rare de pouvoir découvrir une facette aussi personnelle d’un auteur, tant certains se cachent parfois derrière l’histoire qu’ils créent. Ici, nous avons droit à un magnifique levé de rideau sur l’influence que peut avoir la musique sur un homme, qui tente en un peu moins de deux cent pages, de partager son amour avec nous, pour une poésie qui s’écoute au lieu de se lire. Ce qui nous est offert n’est plus alors un simple livre, mais une délicieuse balade au fil des notes.


Enquête au féminin : Guerre Sale

Guerre Sale,

de Dominique Sylvain

Florian Vidal, avocat spécialisé dans les contrats d’armement et les relations franco-africaines, a été assassiné de manière effroyable : brûlé vif aux abords d’une piscine, un pneu enflammé autour du cou, les mains menottées. C’est l’Afrique en plein coeur de Colombes, patron. Les connaisseurs appellent ça le supplice du Père Lebrun. Une technique en vogue à Haïti du temps des tontons macoutes. La coutume est sans doute née à Soweto où elle était, entre autres, la punition favorite pour les voleurs. Vous connaissez le cri de révolte de l’anti-apartheid radical ? « Avec nos boîtes d’allumettes et nos pneus enflammés, nous libérerons ce pays. » L’une des phrases favorites de Winnie Mandela. Or, cinq ans auparavant, Toussaint Kidjo, l’assistant de Lola, de père français et de mère congolaise, avait été assassiné de la même façon. C’est ce meurtre, jamais élucidé, qui avait conduit Lola à anticiper sa retraite. Florian Vidal travaillait pour Richard Gratien, maillon fondamental de la Françe-afrique pour le secteur de l’armement. Redoutable et froid, Mister Africa, souvent dans le collimateur de la justice française, s’était pris d’affection pour Florian qu’il avait engagé comme chauffeur. Par la suite, il en avait fait un avocat réputé et riche et, avec les années, son fils adoptif. Pour Lola le lien entre les deux affaires ne fait aucun doute. Elle reprend alors son enquête mais empiète terriblement sur le travail du commandant en charge de l’affaire, fort sensible en raison des milieux qu’elle touche : la finance, la politique, les affaires étrangères, Sacha Duguin, ancien amant de son amie Ingrid avec qui il continue d’entretenir des rapports houleux… Lola doit se rendre à l’évidence, seule elle ne pourra rien, l’ennemi est plus puissant qu’il en a l’air. Dans ce contexte difficile, quel rôle notre duo va-t-il bien pouvoir jouer ?

Sortie : 20 Janvier 2011

Broché: 317 pages

Éditeur : Éditions Viviane Hamy

Collection : Chemins Nocturnes

Dominique Sylvain

Dominique Sylvain est née le 30 septembre 1957 à Thionville en Lorraine.

Elle travaille pendant une douzaine d’années à Paris, d’abord comme journaliste, puis comme responsable de la communication interne et du mécénat chez Usinor.

Pendant six ans, elle a vécu avec sa famille en Asie. Ainsi, Tokyo, où elle a passé trois ans, lui a inspiré son premier roman Baka ! (1995). Sœurs de sang et Travestis (1997 et 1998) ont été écrits à Singapour.

Elle habite actuellement à Tokyo et se consacre exclusivement à l’écriture. Ses neuf romans ont tous été publiés dans la collection Chemins Nocturnes, aux Éditions Viviane Hamy.


A couper le souffle: Enquête dans le brouillard

Enquête dans le brouillard,

d’Elizabeth George

Le sergent Barbara Havers est résolument laide et revêche et bien décidée à le rester. Elle adore son boulot mais l’idée de faire équipe avec l’inspecteur Lynley, un ancien d’Eton, pur produit de l’aristocratie britannique, lui est insupportable. Un type qui prétend travailler à Scotland Yard pour se rendre utile à la société, au lieu de vivre sur ses terres ! Un type pourri de charme et avec qui aucune femme n’est en sécurité. Sauf la pauvre Barbara évidemment… Mais les querelles de ce couple inattendu cessent vite devant l’atrocité d’un crime qu’ils sont chargés d’élucider. Dans un paisible village &Yorkshire, on a trouvé le corps sans tête de William Teys, paroissien modèle. A côté du cadavre, une hache et, près de la hache, une grosse fille qui gémit : « C’est moi qui ai fait ça et je ne le regrette pas. » L’épouvante ne fait que commencer. –Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Sortie : 13 Avril 2010

Poche : 445 pages

Éditions : Pocket

Elizabeth George

Née aux Etats-Unis, dans l’Ohio, Elizabeth George est diplômée de littérature anglaise et de psycho-pédagogie. Elle a enseigné l’anglais pendant treize ans avant de publier Enquête dans le brouillard, qui a obtenu le grand prix de Littérature policière en 1988 et l’a imposée d’emblée comme un grand nom du roman  » à l’anglaise « . Dans ce premier livre apparaît le duo explosif composé du très aristocratique Thomas Lynley, l’éminent membre de Scotland Yard, et de son acolyte Barbara Havers, qui évoluera au fil d’une dizaine d’ouvrages ultérieurs, parmi lesquels Un goût de cendres (2001), Un nid de mensonges (2003), Sans l’ombre d’un témoin (2005) et Anatomie d’un crime (2007), tous parus aux Presses de la Cité. L’incontestable talent de cet écrivain qui refuse de voir une différence entre  » le roman à énigme  » et le  » vrai roman  » lui a valu un succès mondial. Elizabeth George vit à Langley, dans l’Etat de Washington. Elle accueille régulièrement chez elle un petit groupe d’étudiants pour des séminaires d’écriture.

Je ne m’attendais pas à ça comme première approche des enquêtes de Thomas Lynley… mais c’est le livre policier type qu’il ne faut pas rater.

Au fils des pages, nous sommes entraînés dans l’univers sombre de la suspicion, de l’anxiété qui noue la gorge, mais où l’envie de savoir est plus forte que tout !  Les intrigues se mêlent, et alors que nous pensions être certains d’un fait, il est remis en question pour finalement être plus complexe, plus torturé que nous l’avions envisagé au départ. On découvre un monde que nous préférerions considérer seulement comme fiction, tout en connaissant sa terrible  réalité, et l’auteur nous offre une leçon de vie sur ce que peut entraîner un silence, face à une souffrance.

Où a-t-elle trouvé l’inspiration pour les portraits de ses personnages ? Comment Elizabeth Georges a-t-elle pu associer  l’histoire de  ces blessés par la vie, avec tant de talent que toute la trame romanesque prend réalité dans notre esprit ?

Ce livre reste une grande œuvre dans le polar, et il n’est que le prologue d’une longue série d’enquêtes haletantes !

 


Voir la vie autrement : Le trottoir au soleil

Le trottoir au soleil,

de Philippe Delerm

Le trottoir au soleil s’inscrit dans la lignée des textes brefs, La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, La sieste assassinée, Dickens, barbe à papa et autres nourritures délectables… qui ont fait le succès de Philippe Delerm. Avec la même minutie que dans les recueils précédents, il évoque ces petits éclats de vie qui font la trame des jours heureux : le miroitement du soleil sur l’eau, les moments passés avec un enfant, les arrivées à Paris sous la verrière de la gare Saint-Lazare…
Ce nouveau recueil marque cependant une inflexion par rapport aux précédents : une incursion discrète vers l’intime, un balancement entre le « on » et le « je », un effet de miroir subtilement nostalgique à propos du temps qui passe… Le rythme, aussi, diffère : régulièrement, un texte plus développé vient ponctuer le recueil, lui apporter la dimension de la réflexion. Mais sans gravité inutile : comme le titre l’indique, tout l’ouvrage se place sous le signe du côté ensoleillé de l’existence, de cette lumière solaire seule capable de transfigurer le moindre détail pour en faire un instant parfait.

Sortie : 05 Janvier 2011

Broché: 180 pages

Éditeur : Gallimard

Collection : Blanche

Philippe Delerm

Romancier, essayiste, nouvelliste et auteur pour la jeunesse, Philippe Delerm est né en 1950. Il est l’auteur d’une dizaine de romans, dont Sundborn ou les jours de lumière (prix des Libraires 1997, Folio numéro 3041), Il avait plu tout le dimanche (Folio numéro 3309), La bulle de Tiepolo (collection blanche, 2005, Folio numéro 4562)… Son premier recueil de récits, La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules (L’Arpenteur, 1997), a rencontré un succès considérable, tout comme les recueils suivants, La sieste assassinée (L’Arpenteur, 2001) et Dickens, barbe à papa et autres nourritures délectables (L’Arpenteur, 2005, Folio numéro 4696).


Jeux entre personnalités : Un grand oiseau blanc avec une chemise

Un grand oiseau blanc avec une chemise,

de Régis Franc

Éternelle jeune fille de quarante-cinq ans, Joséphine vit en sandales et en robe légère dans l’île d’Ibiza. Les touristes sont partis, elle a gagné de quoi attendre rêveusement l’été prochain. Mais un Anglais arrive, qui a loué la luxueuse villa située en-dessous de chez elle. Les voisins trouvent à cet homme un air d’oiseau décharné. La rumeur prétend qu’il a acquis gloire et fortune en peignant des horreurs. La première fois qu’il lui adresse la parole, Joséphine, pour sa part, a l’impression de reconnaître la voix de son père tant aimé. Bientôt, elle le trouve attachant jusque dans son égoïsme, désarmant jusque dans ses caprices. Mais lui ? Artiste adulé, cruel dans sa peinture et ironique dans l’existence, que peut-il trouver à une fille simple, solitaire, qui n’a pas voulu comprendre que la saison des colliers de fleurs était passée ? Son art lui fait-il voir cette femme autrement ? Entre eux s’installe un jeu ambigu. Amoureux ? Sans doute, mais à la manière du soleil d’automne qui illumine la Méditerranée sans brûler.

Sortie : 02 Février 2011

Broché: 192 pages

Éditeur : Fayard

Régis Franc

Après un bref passage dans la publicité, Régis Franc publie continûment dans Pilote des récits autonomes qui mettent en scène des animaux anthropomorphes ; sur le même principe, il propose un feuilleton quotidien, Le Café de la plage, dans Le Matin . En 1981, la nationalisation du groupe Dassault lui inspire la série parodique Tonton Marcel, qui paraît dans la revue (À suivre), laquelle, au décès de Dassault, laisse place à une nouvelle série, Tatie Danielle (1990). Auteur de nombreux reportages en dessin, il a aussi co-écrit le film Les Amants terribles, de Danielle Dubroux, réalisant lui-même Mauvaise fille en 1988. Régis Franc collabore au magazine Elle depuis 1994.


Quand la haine devient une partie de rigolade : Ces Gens qui vous empoisonnent…

Ces gens qui vous empoisonnent l’existence,

de Lillian Glass

Un ami, un collègue ou un conjoint vous a-t-il déjà donné l’impression que vous n’étiez jamais à la hauteur et que tout ce que vous entrepreniez courait à la catastrophe ? Avez-vous été continuellement critiqué par l’un de vos parents ou par un proche ? Vous sentez-vous parfois ou déprécié par un client ou un voisin ? Ce livre propose 10 techniques-chocs pour faire face à toutes ces personnes dont les reproches sont injustifiés et qui, jour après jour, vous empoisonnent l’existence. En plus d’illustrer clairement les problèmes physiques, psychologiques et émotionnels que peuvent causer ces rapports difficiles, l’auteur nous aide à découvrir quelles sont, parmi nos relations, celles qui méritent d’être réorientées et celles qu’il serait plutôt souhaitable de rompre de façon définitive. 

Lillian Glass

Lillian Glass détient un doctorat en troubles de la communication et un autre en psychologie. Elle est conseillère à New York et à Beverly Hills. Elle a aidé plusieurs célébrités de Hollywood, des politiciens, des dirigeants d’entreprise

Broché: 242 pages

Sortie : 19 Mai 2004

Éditeur : Les Éditions de l’Homme

Débutons avec un petit questionnaire : « En présence de cette personne ou après l’avoir rencontrée, avez-vous la nausée ? » Ne soyez pas surpris, ce livre est sans ronds-de-jambe, et ça lui va bien ! Pour une fois, nous pouvons penser aux personnes qui nous sortent par les yeux dans un contexte de rire à nous en faire mal au ventre, et personne n’est épargné ! Avec lui, ce que certains laissent au fin fond de leur tête est mis en avant dès la première ligne de l’introduction : « S’il est vrai que les mots ne tuent pas, ils ont le pouvoir de blesser », et c’est bien toute l’histoire de cet ouvrage.

Des critères sont listés pour chacun des caractères humains avec leurs descriptions, et l’on reconnaît très vite que même les plus anodins sont loin d’être positifs pour soi, et pour autrui. Alors après avoir lu le chapitre concernant les troubles psychologiques de son tête de turc personnel, on se surprend à considérer ce livre comme un véritable manuel, qui nous apprend à repérer, puis à éliminer toutes les nuisances qui nous « empoisonnent l’existence« , et ce, de façon pratique.

D’abord, on a la surprise d’amorcer cette découverte par un petit questionnaire à notre sujet – mais qui ne ressemble en rien aux tests psycho-sociaux des magazines peoples actuels, rassurez-vous – et qui amène une bonne rigolade ; l’auteur possède tellement l’art de la formule ! Et puis, L. Glass à la gentillesse de nous expliquer, étant Docteur en la matière, les Pourquoi et les Comment de ces « terreurs », mais surtout comment répondre au Je-sais-tout qui nous insupporte à chaque pose café tout en gardant contenance, avec une série de conseils pratiques, plusieurs méthodes décrites avec précision, et surtout un chapitre entier sur Quelle technique pour quel importun ! (Vous remarquerez que je reste très polie : je remercie mon dictionnaire de synonymes !)

Donc si vous trouvez que la vie sociale est bien compliquée et que bien des individus vous embarrassent, ne manquez pas ce petit livre !


Changeons de Fauteuil : Secrets de Psy

Secrets de Psy,

de Christophe André

Ils nous remontent le moral, nous aident à y voir plus clair, à prendre du recul. Ils soignent nos déprimes, nos angoisses, nos peurs et nos souffrances…
Mais eux, les psychothérapeutes, comment font-ils pour aller bien ? Comment font-ils lorsqu’ils sont eux-mêmes dans le doute ou la détresse ?
Dans ce livre exceptionnel, vingt psychothérapeutes parlent de leurs fragilités, de leurs difficultés, de leurs épreuves et, surtout, de la manière dont ils ont su les traverser et les dépasser. Ils racontent comment ils se sont appliqué à eux-mêmes les méthodes qu’ils proposent à leurs patients et comment cela les a aidés – parfois sauvés.

Ils expliquent comment ils continuent, au quotidien, à prendre soin de leur équilibre, de leurs ressources, de leurs valeurs.
Leurs récits et leurs conseils, par leur sincérité et leur authenticité, vont vous interpeller, vous inspirer et vous guider.

Broché: 354 pages

Sortie : 05 Janvier 2011

Éditeur : Odile Jacob

Christophe André

Christophe André est psychiatre et psychothérapeute, et a notamment publié Imparfaits, libres et heureux.

Il a réuni dans ce guide vingt médecins, psychiatres, psychologues qui comptent parmi les meilleurs spécialistes de leur discipline : Fatma Bouvet de la Maisonneuve, Laurent Chneiweiss, Joël Dehasse, Nicolas Duchesne, Frédéric Fanget, Gisèle George, Bruno Koeltz, Gilbert Lagrue, Jacques Lecomte, Gérard Macqueron, Béatrice Millêtre, Christine Mirabel-Sarron, Jean-Louis Monestès, Stéphany Orain-Pélissolo, Didier Pleux, Jacques Van Rillaer, Stéphane Roy, Aurore Sabouraud-Séguin, Benjamin Schoendorff, Dominique Servant, Roger Zumbrunnen.

Vous avez aussi pu voir l’interview de Christophe André, sur le plateau du Magazine de la Santé le Vendredi 14 janvier 2011, à 13h30 sur France 5, dont il est un intervenant récurrent ou sur son site internet : http://christopheandre.com