le blog des Explorateurs de Connaissance

Roman

La Bible SF dans toute sa splendeur : Le Seigneur des Anneaux illustré par Alan Lee

Le Seigneur des Anneaux,

de J.R.R TOLKIEN

C’est bien le premier livre que je découvre, ayant une présentation rajoutée par un site web de vente, en plus de la description de l’éditeur ! Alors, juste pour le plaisir de comparer les proses, je vous la propose !

« Amazon.fr – Le Tiers Age touche à sa fin, et la Terre du Milieu à son crépuscule. La Compagnie de l’Anneau va donc tâcher de déjouer les projets infernaux de Sauron, force du mal d’autant plus difficile à combattre qu’elle est désincarnée. Qui, des cinq héros, mènera à bien la mission ? Gandalf, grand sage qui seul mesure la portée de la quête ? Aragorn, qui dissimule ses origines princières sous les traits d’un rôdeur taciturne ? Frodon et Sam, qui sont chargés de la phase finale de la mission ou Gollum, créature abjecte qui fut un temps dépositaire de l’anneau ? Mais quel est donc le pouvoir de cet anneau tant convoité ? Quelle est donc la signification de l’énigme qui figure en première page, en manière d’épigraphe ?

Tant de questions qui ne sont qu’une infime partie du mystère féerique qui, depuis 1954, ravit l’imagination, autorisée pour un temps à s’attarder dans un séjour magique aux forêts profondes et ancestrales, aux paysages argentés peuplés d’êtres aériens, de jeunes guerrières intrépides, de destriers sauvages ayant la fierté de leurs maîtres, de viles créatures dont la laideur physique reflète la méchanceté… Tous, nous avons rêvé de ce repos de l’âme, de même que nous avons craint, enfants, la menace sourde et inexplicable. Tolkien, lui, a su nommer cet univers, et en faire une épopée passionnante, quête initiatique où l’errance humaine est regardée avec une tolérance rassurante.

Mais quels sont ces petits êtres rigolos et surprenants, ces « hobbits » ? D’où viennent ces accents folkloriques, ce langage essentiel, cette mélancolie onirique qui teinte l’esprit d’un brouillard étrange une fois le volume refermé ?

Tant de questions auxquelles, heureusement, Tolkien ne répond jamais tout à fait malgré les cartes, généalogies, lexiques et autres appendices passionnants que son imagination prolifique a fournis sur La Terre du Milieu. –Sana Tang-Léopold Wauters

Présentation de l’éditeur – Cet ouvrage rassemble les principaux textes et entretiens publiés par Alain-Robbe-Grillet depuis cinquante ans, à l’exception de ceux réunis dans  » Pour un nouveau roman « , publié aux Editions de Minuit en 1963. Cette édition contient cinquante illustrations en couleur, tout spécialement conçues par Alan Lee pour commémorer le centenaire de la naissance J.R.R.Tolkien. On y trouvera également des appendices ajoutés par Tolkien lui-même et des cartes figurant les lieux de son univers romanesque.

Quatrième de couverture – Avec « Le Retour du Roi » s’achèvent dans un fracas d’apocalypse les derniers combats de la guerre de l’anneau.

Tandis que le continent se couvre de ténèbres, annonçant pour le peuple des Hobbits l’aube d’une ère nouvelle, Frodon poursuit son entreprise. Alors qu’il n’a pu franchir la Porte Noire, il se demande comment atteindre le Mont du Destin. Peut-être est-il trop tard : le Seigneur des Ténèbres mobilise ses troupes. Les Rohirrim n’ont plus le temps d’en finir avec le traître assiégé dans l’imprenable tour d’Orthanc ; ils doivent se rassembler pour faire face à l’ennemi. Tentant une fois de plus sa chance, Frodon passe par le Haut Col, où il sera livré à l’abominable Arachné. Survivra-t-il à son dangereux périple à travers le Pays Noir?

La trilogie de Tolkien, l’une des créations les plus riches et les plus neuves de notre temps, est aujourd’hui portée à l’écran par Peter Jackson. –Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Relié: 1280 pages

Editeur : Christian Bourgois

Éditions : Ed. complète avec appendices et index (8 octobre 2003)

Collection : Hors Collection

J.R.R TOLKIEN, vu par l’éditeur

John Ronald Reuel Tolkien est né le 3 janvier 1892, à Bloemfontein, dans l’Etat libre d’Orange, en Afrique du Sud. Après avoir servi pendant la Première Guerre mondiales, il s’engage dans une brillante carrière universitaire et devient l’un des plus grands philologues. Mais il est reconnu avant tout pour son extraordinaire oeuvre de fiction :  » Le Hobbit « ,  » Le Seigneur des Anneaux  » et  » Le Silmarillion « . Il s’éteint à l’âge de 81 ans le 2 septembre 1973.

A ce niveau là, nous pouvons affirmer que ce n’est plus seulement un roman, mais une véritable Bible !

De l’histoire des hobbits – de leurs mythes jusqu’à leur arrivée dans la Comté -, des « Hommes du Nord », comme celui des Hommes tout court, tout y passe, et plus encore ! C’est un esprit passionné qui nous présente un monde radicalement fantastique, et complet ! Allez jusqu’à expliquer le calendrier d’une culture qui mesure 1,20M de hauteur, développer sur papier un alphabet elfique – qui est un mélange des langues parlées dans notre monde -, on ne peut que sourire devant une entreprise d’une telle beauté tant elle est merveilleuse. Elle nous fait rêver, elle nous transporte ! J.R.R Tolkien n’est pas seulement un auteur, il est une VRAI conteur comme notre siècle n’en fait plus !

Il est clair qu’avec ses 1280 pages, dont un bon livret d’illustrations signées Alann Lee, il vaut mieux prévoir  un bon mois de vacances, si l’on désire savourer cette aventure sans dérangement ! Dans le cas contraire, attendez-vous à perdre votre concentration professionnelle en imaginant les possibles suites de votre lecture, parce que sachez-le, vous ne lirez pas une copie manuscrite de son adaptation cinématographique ! Une avalanches de détails supplémentaires, des aventures totalement oubliées viennent s’interposer parmi les images que nous connaissons tous : chaque personnage gagne en personnalité, en teneur. Vous pensiez tout savoir du Monde du Milieu, de la Communauté de l’Anneau, détrompez-vous, vous n’en avez effleuré que les prémices, alors foncez chez votre libraire, et savourez !

Pour continuer notre cession Fantastique & Science-Fiction, zoom sur un roman biblique en ce qui concerne l’imaginaire…

Le Seigneur des Anneaux,

de J.R.R TOLKIEN

C’est bien le premier livre que je découvre, ayant une présentation rajoutée par un site web de vente, en plus de la description de l’éditeur ! Alors, juste pour le plaisir de comparer les proses, je vous la propose !

« Amazon.fr – Le Tiers Age touche à sa fin, et la Terre du Milieu à son crépuscule. La Compagnie de l’Anneau va donc tâcher de déjouer les projets infernaux de Sauron, force du mal d’autant plus difficile à combattre qu’elle est désincarnée. Qui, des cinq héros, mènera à bien la mission ? Gandalf, grand sage qui seul mesure la portée de la quête ? Aragorn, qui dissimule ses origines princières sous les traits d’un rôdeur taciturne ? Frodon et Sam, qui sont chargés de la phase finale de la mission ou Gollum, créature abjecte qui fut un temps dépositaire de l’anneau ? Mais quel est donc le pouvoir de cet anneau tant convoité ? Quelle est donc la signification de l’énigme qui figure en première page, en manière d’épigraphe ?

Tant de questions qui ne sont qu’une infime partie du mystère féerique qui, depuis 1954, ravit l’imagination, autorisée pour un temps à s’attarder dans un séjour magique aux forêts profondes et ancestrales, aux paysages argentés peuplés d’êtres aériens, de jeunes guerrières intrépides, de destriers sauvages ayant la fierté de leurs maîtres, de viles créatures dont la laideur physique reflète la méchanceté… Tous, nous avons rêvé de ce repos de l’âme, de même que nous avons craint, enfants, la menace sourde et inexplicable. Tolkien, lui, a su nommer cet univers, et en faire une épopée passionnante, quête initiatique où l’errance humaine est regardée avec une tolérance rassurante.

Mais quels sont ces petits êtres rigolos et surprenants, ces « hobbits » ? D’où viennent ces accents folkloriques, ce langage essentiel, cette mélancolie onirique qui teinte l’esprit d’un brouillard étrange une fois le volume refermé ?

Tant de questions auxquelles, heureusement, Tolkien ne répond jamais tout à fait malgré les cartes, généalogies, lexiques et autres appendices passionnants que son imagination prolifique a fournis sur La Terre du Milieu. –Sana Tang-Léopold Wauters

Présentation de l’éditeur – Cet ouvrage rassemble les principaux textes et entretiens publiés par Alain-Robbe-Grillet depuis cinquante ans, à l’exception de ceux réunis dans  » Pour un nouveau roman « , publié aux Editions de Minuit en 1963. Cette édition contient cinquante illustrations en couleur, tout spécialement conçues par Alan Lee pour commémorer le centenaire de la naissance J.R.R.Tolkien. On y trouvera également des appendices ajoutés par Tolkien lui-même et des cartes figurant les lieux de son univers romanesque.

Quatrième de couverture – Avec « Le Retour du Roi » s’achèvent dans un fracas d’apocalypse les derniers combats de la guerre de l’anneau.

Tandis que le continent se couvre de ténèbres, annonçant pour le peuple des Hobbits l’aube d’une ère nouvelle, Frodon poursuit son entreprise. Alors qu’il n’a pu franchir la Porte Noire, il se demande comment atteindre le Mont du Destin. Peut-être est-il trop tard : le Seigneur des Ténèbres mobilise ses troupes. Les Rohirrim n’ont plus le temps d’en finir avec le traître assiégé dans l’imprenable tour d’Orthanc ; ils doivent se rassembler pour faire face à l’ennemi. Tentant une fois de plus sa chance, Frodon passe par le Haut Col, où il sera livré à l’abominable Arachné. Survivra-t-il à son dangereux périple à travers le Pays Noir?

La trilogie de Tolkien, l’une des créations les plus riches et les plus neuves de notre temps, est aujourd’hui portée à l’écran par Peter Jackson. –Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Relié: 1280 pages

Editeur : Christian Bourgois

Éditions : Ed. complète avec appendices et index (8 octobre 2003)

Collection : Hors Collection

J.R.R TOLKIEN, vu par l’éditeur

John Ronald Reuel Tolkien est né le 3 janvier 1892, à Bloemfontein, dans l’Etat libre d’Orange, en Afrique du Sud. Après avoir servi pendant la Première Guerre mondiales, il s’engage dans une brillante carrière universitaire et devient l’un des plus grands philologues. Mais il est reconnu avant tout pour son extraordinaire oeuvre de fiction :  » Le Hobbit « ,  » Le Seigneur des Anneaux  » et  » Le Silmarillion « . Il s’éteint à l’âge de 81 ans le 2 septembre 1973.

A ce niveau là, nous pouvons affirmer que ce n’est plus seulement un roman, mais une véritable Bible !

De l’histoire des hobbits – de leurs mythes jusqu’à leur arrivée dans la Comté -, des « Hommes du Nord », comme celui des Hommes tout court, tout y passe, et plus encore ! C’est un esprit passionné qui nous présente un monde radicalement fantastique, et complet ! Allez jusqu’à expliquer le calendrier d’une culture qui mesure 1,20M de hauteur, développer sur papier un alphabet elfique – qui est un mélange des langues parlées dans notre monde -, on ne peut que sourire devant une entreprise d’une telle beauté tant elle est merveilleuse. Elle nous fait rêver, elle nous transporte ! J.R.R Tolkien n’est pas seulement un auteur, il est une VRAI conteur comme notre siècle n’en fait plus !

Il est clair qu’avec ses 1280 pages, dont un bon livret d’illustrations signées Alann Lee, il vaut mieux prévoir  un bon mois de vacances, si l’on désire savourer cette aventure sans dérangement ! Dans le cas contraire, attendez-vous à perdre votre concentration professionnelle en imaginant les possibles suites de votre lecture, parce que sachez-le, vous ne lirez pas une copie manuscrite de son adaptation cinématographique ! Une avalanches de détails supplémentaires, des aventures totalement oubliées viennent s’interposer parmi les images que nous connaissons tous : chaque personnage gagne en personnalité, en teneur. Vous pensiez tout savoir du Monde du Milieu, de la Communauté de l’Anneau, détrompez-vous, vous n’en avez effleuré que les prémices, alors foncez chez votre libraire, et savourez !


Un raffinement sanglant : La Reine des Damnés

Chronique des Vampires

La Reine des Damnés,

d’Anne Rice

« Quand Lestat, vampire impie, libertin et suicidaire, s’improvise chanteur de rock pour hurler à la face de l’humanité sa condition de mort-vivant, les mortels lui font un triomphe, sans imaginer une seconde qu’il leur dit la vérité. Mais, parce qu’il a révélé au grand jour leurs secrets les mieux gardés, Lestat est désormais considéré comme un traître par les vampires. D’autant que soudain, et dans le monde entier,›une force mystérieuse semble s’acharner à détruire les siens. Avec sa musique à réveiller les morts, Lestat a pris le risque d’arracher à son sommeil millénaire la Mère, la Reine des Damnés, leur ancêtre à tous mais, surtout, peut-être a-t-il convoqué pour un ultime affrontement d’autres créatures plus anciennes et terrifiantes encore ? Serait-il possible que la survie de l’humanité soit entre les mains d’une poignée de vampires ? Une seule chose est sûre, la Reine des Damnés est parmi nous, décidée à régner de nouveau sur les mortels… « 

Sortie : réédition du 04 Mars 2010

Éditions  : PLON

Broché  : 481  pages

Anne Rice

« De son vrai nom Howard Allen O’Brien, née le 4 octobre 1941, est un écrivain américain, auteur de romans fantastiques, nouvelles érotiques et de livres à thèmes religieux. Actuellement la vente de ses livres est proche de 100 millions d’exemplaires, ce qui fait d’elle un des auteurs les plus lus des temps modernes

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Anne Rice n’est pas un auteur typique de littérature fantastique, même si elle a baigné, durant toute son enfance, dans la culture de la Nouvelle-Orléans — faite de vaudou et d’autres éléments magiques — propice à l’élaboration de récits extraordinaires. En fait, elle s’inspire tout simplement de ce qu’elle a toujours connu, et à travers ses romans se dessine un hommage constant à la ville qu’elle chérit plus que tout. »

Anne Rice reste, encore aujourd’hui, un auteur incontournable qui a changé l’univers de la littérature, tant ses mondes oscillent entre réalité et fiction : nous sommes constamment tenté de songer que « peut-être, et si c’était possible ? Nous sommes capable d’être aveugles pour moins que ça ! » Tout lecteur aux penchants aventuriers ne sera jamais déçu, et chaque roman supportera lectures et relectures. Depuis des années, nous comptons les rééditions et je vous avoue avoir craqué pour le format et la mise en page de l’édition PLON : superbe calligraphie qui se coordonne à merveille avec le ton de l’histoire, et quelle odeur du papier ! Délicieuse !


Un témoinage plein d’oxygène : La Forêt des 29

 La Forêt des 29,

d’Irène Frain

« Inde du Nord, 1485. A la lisière du désert, les rathores, seigneurs des lieux, rivalisent de palais mirifiques. Pour les ériger, ils doivent alimenter les fours à chaux et abattent les arbres par milliers. Or, comme les Vieux l’avaient prédit, une sécheresse effroyable se met à ravager la région. Au cœur de la catastrophe, un humble paysan se dresse : Djambo, jeune homme rejeté par les siens, a rejoint le peuple des pauvres. Dans sa longue errance, il a tout vécu, la faim, les deuils, la route, les mirages destructeurs de l’orgueil et de la richesse, la douleur de l’amour trahi. Mais il a surtout appris à connaître la Nature. Le premier, il comprend que la sécheresse n’est pas une vengeance des dieux, mais celle de la nature maltraitée. Avec quelques hommes et femmes de bon sens, il fonde une communauté qui permet la survie de tous grâce à l’application de 29 principes simples. La vénération des arbres est le pilier de cette communauté, dont les adeptes ont pris le nom de « 29 » en hindi : les Bishnoïs.

La démarche de Djambo frappe les esprits et son efficacité fait école. Dès 1510, l’Inde du Nord compte des centaines de villages de « 29 ». Gestion rationnelle de l’eau, respect des femmes, protection des animaux sauvages, compassion envers tous les vivants, égalité des castes : les principes des Bishnoïs séduisent les hommes les plus divers. Les politiques les respectent et ils vivent en paix.

Mais en 1730, le maharadjah de Jodhpur est pris à son tour de folie bâtisseuse. Venant à manquer de bois, il expédie son armée dans une forêt qui appartient à une femme Bishnoï, Amrita Devi. « Plutôt mourir ! » déclare-t-elle aux soldats en s’enlaçant à un arbre. Elle est décapitée. Ses filles l’imitent et sont massacrées. D’autres Bishnoïs prennent la suite, eux-mêmes trucidés. Le massacre semble ne jamais devoir finir. Cette immolation n’a rien d’un suicide collectif : c’est l’ultime moyen d’obtenir la victoire. En effet, à la 363e victime, le chef de l’armée renonce. Et le maharadjah, ébranlé, décide de protéger à jamais les « 29 », leurs animaux et leurs forêts.

Sur fond de steppes arides et de palais princiers, c’est cette épopée historique méconnue que ressuscite Irène Frain, après une enquête au Rajasthan sur les pas du célèbre Djambo, puis chez les Bishnoïs eux-mêmes. « 

Sortie : 12 Février 2011

Éditions  : Michel Lafon

Broché  : 455  pages

Irène Frain

Née  à Lorient est une romancière, journaliste et historienne, Irène Frain est un des auteurs les plus lues du grand public.

Agrégée de Lettres, elle enseigne plusieurs années en Sorbonne et en lycée, notamment au Lycée Jacques Decour à Paris 9e.

Elle consacre son premier roman à René Madec, petit mousse breton devenu nabab en Inde. Cette fresque épique de l’Inde du XVIIIe siècle , Le Nabab (1982) connaît un succès foudroyant et les romans suivants consacrent le talent d’Irène Frain : sens aigu de l’intrigue, écriture tantôt sèche tantôt flamboyante, don de faire vivre le lecteur en empathie avec ses personnages, humour certain, imagination foisonnante.


Apprendre à voir autrement : La Prophétie des Andes

La Prophétie des Andes,

de James Redfield

« Objet de toutes les convoitises, un mystérieux manuscrit péruvien rédigé six cents ans avant J.-C. dévoile une prophétie : notre société va subir un grand bouleversement. Commence alors pour le héros une aventure magique mais dangereuse : une quête en onze révélations qui le mène du sommet des Andes au cœur de l’Himalaya. Quand, au terme de son périple, le héros découvre le vrai sens de son existence, c’est la propre quête du lecteur qui débute. »

Première édition en 1993.

Éditions  : J’ai lu (22 octobre 2007)

Collection : Grands format

James Redfield

Dès la publication de son premier roman La prophétie des Andes, James Redfield est devenu un auteur phénomène avec près de vingt millions de livres vendus dans plus de trente-cinq pays. Le roman La prophétie des Andes a été adapté au cinéma aux États-Unis et a connu un très grand succès au box-office.

Il a également  fréquenté l’Université d’Auburn où il a étudié les philosophies orientales, dont le taoïsme et le bouddhisme zen, dans le cadre d’une majeure en sociologie. Il a ensuite obtenu une maîtrise en consultation psychosociale et a passé plus de quinze ans à travailler comme thérapeute auprès d’adolescents maltraités.

Notez qu’il existe un site web français consacré à ce roman, et aux idées qu’il développe.

Étonnée, envoûtée, amenée à suivre l’auteur dans sa démarche de développement personnel, ce livre a ensoleillé ma semaine !

Dans mon vécu personnel, je me suis moi-même rendue compte de l’arrivée inopinée d’inconnus – qui allaient se révéler  de vrais appuis par la suite – lorsque je perdais tout courage de me sortir d’une situation difficile dans laquelle j’étais totalement embourbée. Ces personnes qui arrivaient comme par magie, alors que je pensais avoir épuisé toutes les possibilités humaines accessibles, qu’il n’y avait plus rien à tenter, se sont révélées être les clés des portes à ouvrir,  afin de poursuivre mon évolution. D’ailleurs, La Prophétie des Andes est arrivée dans ma vie  dans un de ces moments, et il m’a permis de voir un peu de mon quotidien autrement : dans ma petite chambre,  il m’a fait voyager dans la forêt tropicale, m’a amené à imaginer les grandes cités incas, à regarder les rayons de soleil traverser ma fenêtre et d’en saisir toute sa chaleur réconfortante. J’avoue sans aucune gêne que je me suis posée la question « Et si c’était vrai, et s’il y avait un destin pour chacun d’entre-nous, qui évolue en fonction de nos choix, mais où chaque pas serait comme un nœud dans la ramure d’un arbre ! », « Et si ces coïncidences n’en étaient pas vraiment ? » ; je n’ai pas de réponse à ces interrogations, j’avoue me plaire à y croire.

Puis il a mis des mots sur les comportements humains que j’avais déjà repéré : les réactions de défense et/ou d’attaque dont font preuve des individus qui ont besoin d’avoir l’ascendant sur les autres, qui sont de vrais « vampires énergétiques » ! James Redfield les a réduit au nombre de 4 : la victime, l’agresseur, l’indifférent et l’interrogateur. Regardez-vous dans un miroir et définissez lequel êtes-vous, regardez autour de vous et découvrez quelle technique de domination vos proches utilisent ; à partir de là, vous pourrez définir votre réponse, et peut-être améliorer vos relations, si chacune des parties consent à faire ce même chemin.

La version de poche que je possède – publiée dans la collection J’ai Lu – fait près de 320 pages, et je les ai toutes dévorées les unes après les autres ! Le must étant qu’au point final, on devine une suite de l’histoire, aussi bien dans un nouveau roman, que dans quelques aspects de notre vie.

Ce livre clôt la session « psychologie » ! La semaine prochaine, nous retournerons dans la science-fiction, donc, à vos romans, proposez !


Décoiffée et décoiffante : Rose à la rescousse

Rose à la rescousse,

d’Isabel Wolff

Rose Costello adore les problèmes… Les problèmes des autres de préférence. Elle adore dispenser ses bons conseils aux lecteurs, qui écrivent à son courrier du coeur, sur tous les sujets, de la diététique au divorce. Mais Rose est bien moins avisée lorsqu’il s’agit de sa propre vie… Son récent mariage est une catastrophe, elle a été obligée de déménager et elle croule sous les factures. Ses meilleures amies, deux jumelles farfelues, Béa et Bella, font pour une fois preuve de bon sens en lui suggérant de louer sa chambre d’amis. Théo, un comptable timide dévoré d’une passion secrète, semble être le pensionnaire idéal. Pourtant, au moment où tout semble s’arranger, l’univers de Rose sombre dans le chaos. Son mari essaie de la reconquérir, son rédacteur en chef lui demande plus de sexe ! et pire encore, elle croit qu’un inconnu la poursuit. Une seule personne semble comprendre le cœur de Rose sous ses épines. Mais si elle adore donner des conseils, est-elle capable d’écouter ?

Sortie : 05 Mars 2008

Poche: 605 pages

Editeur : Pocket

Isabel Wolff

Isabel Wolff est née dans le Warwickshire. Elle a étudié les lettres anglaises à Cambridge. Son premier roman, la comédie romantique Les Tribulations de Tiffany Trott, a été un best-seller, tout comme le deuxième, Les Mésaventures de Minty Malone. Ses articles paraissent régulièrement dans plusieurs grands quotidiens nationaux britanniques. Elle tient une rubrique au magazine P-S et réalise la revue de presse de l’émission matinale Breakfast News sur la chaîne BBC1. Elle vit à Londres.

Je vous rassure, je n’ai pas une préférence toute particulière pour les grandes introspections de femmes quadragénaires ! C’est simplement que les bouquins me tombent dans les mains, comme de nouvelles rencontres inopinées. Seulement, Rose est si humaine dans tous ses travers et sa beauté qu’elle en est magnifiquement drôle.

Que l’on soit de la génération suivante ou non, on ne peut que rire d’une bonne femme qui fonce malgré vents et marrées, pour se créer une vie, SA vie qu’elle souhaite tout d’abord calme et isolée, pour finalement la vivre pleine de rebondissements et d’émotions.

Prenez un bon chocolat viennois et profitez !


A couper le souffle: Enquête dans le brouillard

Enquête dans le brouillard,

d’Elizabeth George

Le sergent Barbara Havers est résolument laide et revêche et bien décidée à le rester. Elle adore son boulot mais l’idée de faire équipe avec l’inspecteur Lynley, un ancien d’Eton, pur produit de l’aristocratie britannique, lui est insupportable. Un type qui prétend travailler à Scotland Yard pour se rendre utile à la société, au lieu de vivre sur ses terres ! Un type pourri de charme et avec qui aucune femme n’est en sécurité. Sauf la pauvre Barbara évidemment… Mais les querelles de ce couple inattendu cessent vite devant l’atrocité d’un crime qu’ils sont chargés d’élucider. Dans un paisible village &Yorkshire, on a trouvé le corps sans tête de William Teys, paroissien modèle. A côté du cadavre, une hache et, près de la hache, une grosse fille qui gémit : « C’est moi qui ai fait ça et je ne le regrette pas. » L’épouvante ne fait que commencer. –Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Sortie : 13 Avril 2010

Poche : 445 pages

Éditions : Pocket

Elizabeth George

Née aux Etats-Unis, dans l’Ohio, Elizabeth George est diplômée de littérature anglaise et de psycho-pédagogie. Elle a enseigné l’anglais pendant treize ans avant de publier Enquête dans le brouillard, qui a obtenu le grand prix de Littérature policière en 1988 et l’a imposée d’emblée comme un grand nom du roman  » à l’anglaise « . Dans ce premier livre apparaît le duo explosif composé du très aristocratique Thomas Lynley, l’éminent membre de Scotland Yard, et de son acolyte Barbara Havers, qui évoluera au fil d’une dizaine d’ouvrages ultérieurs, parmi lesquels Un goût de cendres (2001), Un nid de mensonges (2003), Sans l’ombre d’un témoin (2005) et Anatomie d’un crime (2007), tous parus aux Presses de la Cité. L’incontestable talent de cet écrivain qui refuse de voir une différence entre  » le roman à énigme  » et le  » vrai roman  » lui a valu un succès mondial. Elizabeth George vit à Langley, dans l’Etat de Washington. Elle accueille régulièrement chez elle un petit groupe d’étudiants pour des séminaires d’écriture.

Je ne m’attendais pas à ça comme première approche des enquêtes de Thomas Lynley… mais c’est le livre policier type qu’il ne faut pas rater.

Au fils des pages, nous sommes entraînés dans l’univers sombre de la suspicion, de l’anxiété qui noue la gorge, mais où l’envie de savoir est plus forte que tout !  Les intrigues se mêlent, et alors que nous pensions être certains d’un fait, il est remis en question pour finalement être plus complexe, plus torturé que nous l’avions envisagé au départ. On découvre un monde que nous préférerions considérer seulement comme fiction, tout en connaissant sa terrible  réalité, et l’auteur nous offre une leçon de vie sur ce que peut entraîner un silence, face à une souffrance.

Où a-t-elle trouvé l’inspiration pour les portraits de ses personnages ? Comment Elizabeth Georges a-t-elle pu associer  l’histoire de  ces blessés par la vie, avec tant de talent que toute la trame romanesque prend réalité dans notre esprit ?

Ce livre reste une grande œuvre dans le polar, et il n’est que le prologue d’une longue série d’enquêtes haletantes !

 


Critique sans concession : L’écologie en bas de chez moi

Editions P.O.LL’écologie en bas de chez moi,

de Iégor Gran

Il semble qu’aujourd’hui le développement durable soit la seule idéologie qu’il nous reste. De facture relativement récente, on la retrouve cependant partout, tout le temps. Elle accommode l’école, bien sûr, mais aussi le travail, le supermarché, la politique… Le Pape même s’y est mis. Sujet incontournable, consensuel ou presque…

Iégor Gran a voulu comprendre. Était-il le seul à sentir le grotesque des discours moralisateurs, l’insupportable opportunisme marchand des uns et des autres, le culte du déchet, et cette curieuse manière d’idolâtrer la science – quand elle prédit l’avenir – tout en la rejetant quand elle est moteur de progrès ?… Comment font les français, ce peuple frondeur (au moins en paroles, sinon dans les actes), pour accepter ce culte du geste symbolique, cette immodération vers le bien pratiquée à dose homéopathique et imposée à tout le monde ?
Le plus terrible dans ce déferlement de bonne conscience, c’est que l’on nous invite à ne plus penser. À mettre un sérieux bémol à la culture et à la civilisation au nom d’un danger imminent.
Et comme le développement durable est une idéologie transversale, il permet d’aborder les sujets aussi variés (et passionnés) que les limites de la science, l’opportunisme politique, l’économie de marché, les rapports Nord-Sud, l’avenir de la civilisation, le rapport aux croyances, le rôle de la culture, etc. Iégor Gran ne s’en est évidemment pas privé, concevant son livre comme un arbre de Noël : sur le tronc central de la discussion de fond, il a accroché des notes de bas de page où il explore certains abysses de la bêtise humaine tout en faisant avancer le récit. Car il s’agit d’un récit tout autant qu’un essai, d’une autofiction tout autant qu’un roman.

Sortie : 03 Février 2011

Broché: 180 pages

Éditeur : POL

Collection : FICTION

Iégor Gran

Né à Moscou, sa famille s’installe en France alors qu’il n’a que 10 ans. Ne parlant pas français, il ne fut pas épargné par de nombreux problèmes de scolarité.
« Par désespoir, fait l’École Centrale. Par goût, fait autre chose. »

Il semble qu’aujourd’hui le développement durable soit la seule idéologie qu’il nous reste. De facture relativement récente, on la retrouve cependant partout, tout le temps. Elle accommode l’école, bien sûr, mais aussi le travail, le supermarché, la politique… Le Pape même s’y est mis. Sujet incontournable, consensuel ou presque…
Iégor Gran a voulu comprendre. Était-il le seul à sentir le grotesque des discours moralisateurs, l’insupportable opportunisme marchand des uns et des autres, le culte du déchet, et cette curieuse manière d’idolâtrer la science – quand elle prédit l’avenir – tout en la rejetant quand elle est moteur de progrès ?… Comment font les français, ce peuple frondeur (au moins en paroles, sinon dans les actes), pour accepter ce culte du geste symbolique, cette immodération vers le bien pratiquée à dose homéopathique et imposée à tout le monde ?
Le plus terrible dans ce déferlement de bonne conscience, c’est que l’on nous invite à ne plus penser. À mettre un sérieux bémol à la culture et à la civilisation au nom d’un danger imminent.
Et comme le développement durable est une idéologie transversale, il permet d’aborder les sujets aussi variés (et passionnés) que les limites de la science, l’opportunisme politique, l’économie de marché, les rapports Nord-Sud, l’avenir de la civilisation, le rapport aux croyances, le rôle de la culture, etc. Iégor Gran ne s’en est évidemment pas privé, concevant son livre comme un arbre de Noël : sur le tronc central de la discussion de fond, il a accroché des notes de bas de page où il explore certains abysses de la bêtise humaine tout en faisant avancer le récit. Car il s’agit d’un récit tout autant qu’un essai, d’une autofiction tout autant qu’un roman.

Jeux entre personnalités : Un grand oiseau blanc avec une chemise

Un grand oiseau blanc avec une chemise,

de Régis Franc

Éternelle jeune fille de quarante-cinq ans, Joséphine vit en sandales et en robe légère dans l’île d’Ibiza. Les touristes sont partis, elle a gagné de quoi attendre rêveusement l’été prochain. Mais un Anglais arrive, qui a loué la luxueuse villa située en-dessous de chez elle. Les voisins trouvent à cet homme un air d’oiseau décharné. La rumeur prétend qu’il a acquis gloire et fortune en peignant des horreurs. La première fois qu’il lui adresse la parole, Joséphine, pour sa part, a l’impression de reconnaître la voix de son père tant aimé. Bientôt, elle le trouve attachant jusque dans son égoïsme, désarmant jusque dans ses caprices. Mais lui ? Artiste adulé, cruel dans sa peinture et ironique dans l’existence, que peut-il trouver à une fille simple, solitaire, qui n’a pas voulu comprendre que la saison des colliers de fleurs était passée ? Son art lui fait-il voir cette femme autrement ? Entre eux s’installe un jeu ambigu. Amoureux ? Sans doute, mais à la manière du soleil d’automne qui illumine la Méditerranée sans brûler.

Sortie : 02 Février 2011

Broché: 192 pages

Éditeur : Fayard

Régis Franc

Après un bref passage dans la publicité, Régis Franc publie continûment dans Pilote des récits autonomes qui mettent en scène des animaux anthropomorphes ; sur le même principe, il propose un feuilleton quotidien, Le Café de la plage, dans Le Matin . En 1981, la nationalisation du groupe Dassault lui inspire la série parodique Tonton Marcel, qui paraît dans la revue (À suivre), laquelle, au décès de Dassault, laisse place à une nouvelle série, Tatie Danielle (1990). Auteur de nombreux reportages en dessin, il a aussi co-écrit le film Les Amants terribles, de Danielle Dubroux, réalisant lui-même Mauvaise fille en 1988. Régis Franc collabore au magazine Elle depuis 1994.


Une réalité fictive : Une fille occupée

Une fille occupée,

de Dominique Conil

Le père écrivait, beaucoup, des polars qui nourrissaient la famille. La mère ne vivait que pour lire et noircir des blocs Rhodia destinés à la destruction. Autour de la machine à écrire, Ka et son frère grandissaient dans leur banlieue ouest avec l’idée que le réel était une réserve d’expériences à recycler dans les livres. Occupée comme on le dit d’une zone, aspirant dès lors à une libération, Ka est partie. Dans un village méridional elle a rencontré Manuel, le bègue qui ne lit pas, cambrioleur par passion des objets qui racontent une histoire. Les casses, Ka veut en être, et vivre ainsi les romans policiers que d’autres écrivent…

Volontiers elliptique, heurtée, à la fois tendre et brusque, l’écriture de Dominique Conil suit son héroïne dans ses hésitations et ses ruptures, au fil d’un parcours en forme de fuite vers l’indépendance, vers un certain renoncement aussi. Sur les névroses familiales et les stratégies d’évitement, sur la tentation de la marge et du vide, Une fille occupée est un roman intense et vibrant, porté par l’énergie du désespoir et une ironie féroce.

Sortie : 02 Février 2011

Broché: 199 pages

Éditeur : Actes Sud

Dominique Conil

Après avoir exercé divers métiers en différents endroits du globe, Dominique Conil a été journaliste- grand reporter, chroniqueuse judiciaire et critique littéraire pour la presse écrite et la radio. Elle vit entre Paris et les Deux-Sèvres, et se consacre désormais à l’écriture. Son premier roman, En espérant la guerre, est paru chez Actes Sud en 2008.


Mystérieux, talentueux : L’oeil de la lune

L’œil de la Lune,

Anonyme

Personne n’a oublié le Bourbon Kid, mystérieux tueur en série aux innombrables victimes. Ni les lecteurs du Livre sans nom, ni les habitants de Santa Mondega, l’étrange cité d’Amérique du Sud, où sommeillent toujours de terribles secrets. Alors que la ville s’apprête à fêter Halloween, le Bourbon Kid célèbre, lui, le dix-huitième anniversaire de son premier homicide. Il est alors loin de se douter qu’il est devenu la proie d’une agence très spéciale. Une proie particulièrement coriace, de celles qu’il ne faut pas rater, sous peine d’une impitoyable vengeance. Mais cela n’est rien à côté de ce qui attend Santa Mondega lorsqu’une mystérieuse momie disparaît du musée local…

Avec Le Livre sans nom, diffusé sur Internet avant de devenir l’un des premiers ouvrages cultes du siècle nouveau, un auteur anonyme nous donnait pour la première fois l’équivalent littéraire des films jubilatoires et explosifs de Quentin Tarantino ou de Robert Rodriguez.

Avec L’Œil de la lune, le même auteur, toujours aussi anonyme et déjanté, revient sur les lieux du crime pour un nouvel opus, tout aussi inclassable, de cette saga survoltée et exubérante. Les droits cinématographiques du Livre sans nom viennent d’être achetés par Don Murphy, producteur, entre autres, de Tueurs nés d’Oliver Stone, de Bully de Larry Clark, et de From Hell de Allen Hughes.

Sortie : 27 Janvier 2011

Broché: 450 pages

Éditeur : Sonatine


Les Imperfectionnistes

Les imperfectionnistes,

de Tom Rachman

Ils sont pathétiques, ils sont incompétents, ils sont harcelés par le destin. Bref, ils sont irrésistibles. Ces éternels abonnés à l’infortune ont tous en commun de graviter autour d’un anonyme et farfelu journal international basé à Rome. Sous la houlette du très incapable directeur de la publication Oliver Ott, petit-fils de l’énigmatique fondateur du quotidien, il y a entre autres Lloyd Burko, vieux correspondant à Paris, au bout du rouleau et prêt à tout pour vendre un article ; Arthur Gopal, le préposé aux nécrologies et aux mots croisés, frappé par une tragédie familiale qui va donner un ironique coup d’accélérateur à sa carrière ; Winston Cheung, pigiste débutant au Caire, vampirisé par un reporter sans foi ni loi ; Ruby Zaga, la vieille fille persuadée (à raison) d’être la paria de la rédaction ; ou encore Ornella de Monterrecchi, lectrice un peu trop scrupuleuse à qui sa fidélité exhaustive a coûté vingt ans de retard sur l’actualité…

Roman choral magistralement orchestré, Les Imperfectionnistes raconte, en onze histoires croisées, les mésaventures hilarantes de ces « chiens écrasés » de l’existence, dressant au passage, avec une acuité redoutable, la fresque d’un demi-siècle dans les coulisses de l’univers médiatique, de son âge d’or à son crépuscule.

Sortie : 2 Février 2011

Broché: 400 pages

Éditeur : Grasset

Collection : Littérature Etrangère

Tom Rachman

Né en 1974 à Londres, Tom Rachman a passé son enfance à Vancouver et fait des études de cinéma à Toronto puis de journalisme à l’université Columbia. Correspondant de l’Associated Press, il fait le tour du monde, avant d’entrer en 2006 à la rédaction de l’International Herald Tribune à Paris. Il est aujourd’hui installé à Londres.


Conte pour les grands : La Chasse aux étoiles

La Chasse aux étoiles,

d’Hella S. Haasse

« Un individu sans famille ne se sent jamais aussi seul que le soir de la Saint-Nicolas. C’est alors un paria, une pauvre créature, sans raison d’être, au milieu de cette foule galvanisée qui ondule dans les rues, les mains chargées de paquets, la tête pleine de rime, le cœur plein d’attentes… »

Ainsi commence le texte que le jeune Casper-Jan van der Sevensterre est en train d’écrire, un texte qu’il doit remettre le lendemain matin au rédacteur en chef de l’Amsterdam-Hebdo : une dernière chance pour ce jeune journaliste dont les précédents articles n’ont pas convaincu la rédaction. Sans plus d’inspiration, Sevensterre quitte le café dans lequel il s’était installé. Inquiet pour son avenir, sans famille et plus seul que jamais au soir de la Saint-Nicolas.

La scène se passe dans les années 1930, le froid de ce début de décembre est mordant, la pauvreté et l’angoisse du jeune homme le placent dans une situation peu propice à la création littéraire. Pourtant, ce soir-là, contre toute attente, un livreur anonyme dépose sur le seuil de sa pension un paquet à son nom, un petit colis dans lequel se cache une étoile de grenats accompagnée d’un parchemin…

Écrite en 1949, cette fantastique histoire d’étoile menée dans la pure tradition des feuilletons anglais est aujourd’hui publiée sous une forme légèrement modifiée par l’auteur. Un livre jubilatoire, pour le plus grand plaisir du lecteur.

Sortie : 02 Février 2011

Broché : 301 pages

Édition : Léméac Actes Sud

Collection : Lettres Néerlandaises

Hella Haasse

Hella est née en 1918 à Batavia (Jakarta). Depuis 1948, elle n’a cessé de publier. Bien qu’ayant écrit dans des genres différents, c’est à ses romans qu’elle doit sa notoriété. Les plus hautes distinctions littéraires néerlandaises ou étrangères ont récompensé l’ensemble de son oeuvre.


Besoin d’un souffle. Une rencontre : Seule Venise

Seule Venise,

de Claudie Gallay

A quarante ans, quittée par son compagnon, elle vide son compte en banque et part à Venise, pour ne pas sombrer. C’est l’hiver, les touristes ont déserté la ville et seuls les locataires de la pension où elle loge l’arrachent à sa solitude. Il y a là un aristocrate russe en fauteuil roulant, une jeune danseuse et son amant. Il y a aussi, dans la ville, un libraire amoureux des mots et de sa cité qui, peu à peu, fera renaître en elle l’attente du désir et de l’autre. Dans une langue ajustée aux émotions et à la détresse de son personnage, Claudie Gallay dépeint la transformation intérieure d’une femme à la recherche d’un nouveau souffle de vie. Et médite, dans le décor d’une Venise troublante et révélatrice, sur l’enjeu de la création et sur la force du sentiment amoureux.

Sortie : 30 décembre 2005

Claudie Gallay

Née en 1961, Claudie Gallay vit dans le Vaucluse. Elle a publié quatre romans aux éditions du Rouergue : L’Office des vivants (2000), Mon amour ma vie (2002), Seule Venise (2004) et Dans l’or du temps (janvier 2006).

Retrouvez une présentation de Claudie Gallay dans La Grande Librairie, au sujet du succès de son livre Les Déferlantes, présentée par François Busnel sur France 5 :

La Grande Librairie – Présentation Claudy Gallay et Les Déferlantes

Sincèrement, ce livre m’a vraiment étonné : je m’attendais à entrer dans un univers similaire à celui de Rose à la Rescousse, d’Isabel Wolff, très mouvementé par une colère et une revendication féminine déçue par le mariage, mais qui nous laisse le cœur léger tant il est rempli d’humour. Au lieu de ça, j’ai suivi notre personnage principal dans les méandres d’une Venise habitée par la grisaille de l’hiver et ses silences sans touristes, mais qui dévoile surtout une intimité entre ses habitants et Leur ville. Au lieu du monde électrique d’une Rose qui multiplie les rencontres humaines hautes en couleurs, Claudie Gallay se concentre sur les interactions d’ une poignée de personnages, dont l’intensité est formidable : un vieillard seul à l’amour perdu qui revit grâce à une quadragénaire plaquée qui souhaitait fuir la vie, une ballerine magnifique qui tanguait entre sa passion et un homme qui, lui, désire une épouse prête à remplacer sa mère, et des hommes aux caractères singuliers qu’on ne peut s’approprier.

Malgré cette base très sentimentale, on est heureux de ne pas tomber dans un roman d’amour mélodramatique, qui aurait fait passer la fabuleuse découverte d’une femme à un carrefour de sa vie, pour un journal intime romanesque à l’excès. L’équilibre se fait entre rêve, dureté de la dépression, et espérance au départ d’un renouveau ; il exprime aussi à quel point aider l’autre, peut se révéler s’aider soi-même, une notion à méditer.


Romance et Réincarnation : Laura Brams

Laura Brams,

de Patrick Cauvin

Lorsqu’elle rencontra le romancier Michel Blazier, la très belle Laura Brams lui révéla qu’ils s’étaient connus autrefois, trois mille cinq cents ans plus tôt, en Haute-Egypte. Michel Blazier n’était pas homme à croire ces histoires. Mais il l’aimait déjà trop pour contrarier son obsession. Et Laura n’avait rien d’une folle, elle irradiait au contraire la bonne humeur, la sécurité aussi. Simplement, elle croyait à la réincarnation. Alors Michel allait se mettre à courir avec elle, de Montmartre en Hollande, de Finlande jusqu’en Haute-Egypte, courir derrière leurs propres fantômes jusqu’à une fin hallucinante.

Une bouleversante histoire d’amour écrite avec un humour, une sensibilité et une maîtrise qui font sans doute de Laura Brams le meilleur Cauvin.

Sortie : 06 Juin 1984

Broché: 311 pages

Édition : ALBIN MICHEL

Patrick Cauvin

De son vrai nom Claude Klotz, Patrick Cauvin, né le 6 octobre 1932 à Marseille, est l’auteur de plus d’une trentaine de romans signés sous ses deux identités, dont plusieurs polars. Son dernier livre, Une seconde chance, était paru chez Plon fin janvier alors qu’il était déjà atteint d’un cancer.


Comment mêler la bonne vieille culture occidentale, avec le concept de la réincarnation et l’histoire de l’Égypte antique ? Patrick Cauvin a su marier le tout, en un peu plus de trois cent pages.

L’une est une vraie tornade dans la vie, l’autre ne pensait jamais retrouver cette énergie pleine de jeunesse : tous deux se bousculent avec l’émerveillement d’être amoureux. Alors que leur rencontre était des plus incongrues, ils se révèleront être l’autre que chacun attendait. Au-delà de la romance, Laura et Michel sont confrontés au scepticisme de la société occidentale tandis qu’ils tentent de comprendre le lien qui les unis, et la frustration nous empare en lisant les refus d’entendre des autres  auxquels ils sont confrontés. Au-delà de la romance, c’est la question de « Et si c’était possible ? » qui nous est posé ; y croirions nous ?

En tous cas, c’est une fabuleuse balade qui nous est offerte, par un auteur qui ne doit pas être oublié…


Secrets de Famille : Des gens très bien

Des gens très bien,

d’Alexandre Jardin

« Tandis que mon père s’endort peu à peu contre moi, je lui parle une dernière fois :
Plus tard, tu ne pourras pas vivre avec le secret des Jardin. Il te tuera…
Tu feras un livre, Le nain jaune, pour le camoufler.
Au même âge que toi, j’en ferai un, Des gens très bien, pour l’exposer.
Et je vivrai la dernière partie de ta vie… La mienne.
Dors mon petit papa, dors…

Ce livre aurait pu s’appeler « fini de rire ».
C’est le carnet de bord de ma lente lucidité. »

C’est un livre tout à fait inattendu dans l’œuvre de l’auteur de Fanfan et du Roman des Jardin. Pour la première fois, en effet, un « Jardin » décide de retrousser les légendes qui, jusque-là et avec sa propre complicité, ont embelli l’histoire de sa famille, et de se pencher sur la face sombre de celui qu’on appelait « le Nain Jaune », c’est-à-dire son grand-père, Jean Jardin.
Rappelons que celui-ci fut le directeur de Cabinet de Pierre Laval de mai 1942 à octobre 1943 ; autant dire que lors la rafle du Vél d’Hiv – à la mi-juillet 1942 – le Nain Jaune était bien au cœur du pouvoir collaborateur.
Dans Des gens très bien, Alexandre Jardin raconte son odyssée intime depuis l’âge de dix-sept ans, où il a commencé à comprendre ce que signifiaient les responsabilités glaçantes de son grand-père, tues par sa famille – avant de s’interroger sur les chemins qui conduisent quelqu’un de bien à participer à l’horreur ; et à l’assumer sans jamais se renier.
Derrière le rire d’Alexandre, il y avait donc ce secret terrible, étrangement exhibé par son père Pascal pour qu’il ne soit pas vu.
Ce voyage chez ces « gens très bien » passe par des souvenirs, des saynètes difficiles : c’est une confession grave.

Broché: 304 pages

Sortie : 05 Janvier 2011

Éditeur : Grasset

Alexandre Jardin

Alexandre Jardin a déjà publié une douzaine de romans. Il a obtenu le prix Femina pour Le Zèbre (1988).


Charlaine Harris, le retour : Murmure d’Outre-Tombe

Murmures d’Outre-Tombe,

de Charlaine Harris

 

Harper Connelly a été frappée par la foudre à 15 ans et est depuis capable de retrouver des cadavres et de déterminer la cause de leur mort. Familles de disparus et forces de l’ordre font appel à elle. Harper et son demi-frère, avec qui elle a des relations complexes, sillonnent ainsi les Etats-Unis…

Charlaine Harris 

Née le 25 novembre 1951 à Tunica dans l’État du Mississippi aux États-Unis, Charlaine Harris est une romancière américaine. Elle écrit des romans policiers et des romans d’amour paranormaux ; d’ailleurs, le premier tome de sa série « La Communauté du Sud » a fait l’objet d’une adaptation en série télévisée en 2008 sous le titre de True Blood.

Sortie : 19 Janvier 2011

 

Nous retrouvons avec ce nouveau roman fantastique, la plume de Charlaine Harris que j’ai découvert avec la série True Blood – diffusée sur le cable et la TNT – qui n’égale toutefois pas l’œuvre originelle de l’auteur, ce qui est malheureusement très souvent le cas des adaptations en général.

Il est agréable de constater que C. Harris ne s’enferme pas dans le carcan des histoires de vampires, dont nous sommes trop largement abreuvés depuis la sortie de Twilight, mais se renouvelle dans un monde dont les bases restent dans le « surnaturel », son univers de prédilection.

Reste maintenant à voir si le public accrochera aussi rapidement que pour La Communauté du Sud !


Quand la couleur de peau était une différence : La Couleur des Sentiments

La Couleur des Sentiments,

de Kathryn Stockett

Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée. Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres.

De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l’a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot. Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié ; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.

Passionnant, drôle, émouvant, La Couleur des sentiments a conquis l’Amérique avec ses personnages inoubliables. Vendu à plus de deux millions d’exemplaires, ce premier roman, véritable phénomène culturel outre-Atlantique, est un pur bonheur de lecture.

Broché: 525 pages

Sortie : 03 Septembre 2010

Éditions : Jacqueline Chambon

Kathryn Stockett

Kathryn Stockett a grandi à Jackson. Elle vit actuellement à Atlanta avec son mari et leur fille, et travaille à l’écriture de son deuxième roman. A noter que Steven Spielberg et les studios Dreamworks ont acheté les droits de La Couleur des Sentiments, dont le tournage a commencé en Juin, dans le Mississippi.

 


Sur les traces de Tolkien : Ward

Ward,

de Frédéric Werst

Soit un peuple imaginaire. Ils s’appelleraient les Wards. Ils parleraient une langue nommée le wardwesân. En des temps anciens, ils auraient habité le continent du nord. Mais après la chute de leur première capitale, ils se seraient peu à peu installés sur le continent du sud. C’est là, vers l’année zéro de leur calendrier, qu’ils auraient fondé un nouveau royaume, l’Aghâr, sous la conduite de leur chef Zaragabal. Poussés par le désir de fixer leurs traditions, leurs croyances, leurs idées et leurs rêves, ils se seraient mis à écrire abondamment. Alors aurait commencé la période « classique » de leur histoire et de leur littérature.

C’est cette littérature que j’ai voulu reconstituer ici, me référant à nos connaissances les plus actuelles sur les Wards. Le présent volume est une anthologie des œuvres composées par ce peuple aux ter et lie siècles après Zaragabal.

C’est un recueil bilingue: les extraits qui le composent y figurent dans leur version originale en wardwesân, accompagnés d’une traduction française. Le lecteur découvrira ainsi des poètes et des prosateurs, des mythes et des récits, des textes religieux ou philosophiques, des fragments relevant de l’histoire, de la géographie et de quelques autres domaines. Une rapide notice introduit chacun de ces extraits. Un abrégé de la grammaire du wardwesân ainsi qu’un lexique aideront les lecteurs qui le souhaitent à tenter de nouvelles traductions.

Broché: 407 pages

Sortie : 13 Janvier 2011

Éditions : Seuil

Frédéric Werst

Frédéric Werst est né en 1970. Il vit à Paris.

Retrouvez l’interview de l’auteur sur le site de France 5, rubrique La Grande Librairie ou en cliquant directement sur

Frédéric Werst, dans La Grande Librairie



Le combat d’une mère, d’une femme : La Recluse de Wildfell Hall

La Recluse de Wildfell Hall,

d’Anne Brontë

Publié en 1848, La Recluse de Wildfell Hall, qui analyse sans concession la place des femmes dans la société victorienne, est considéré comme l’un des tout premiers romans féministes. Ce titre méconnu entretient, comme l’a souligné la critique moderne, de nombreux liens avec Les Hauts de Hurlevent d’Émilie Brontë. On y retrouve notamment les mêmes thèmes: alcoolisme, violence masculine, corruption de l’enfance…

Qui est la mystérieuse nouvelle locataire de Wildfell Hall ? On ne sait pas d’où vient cette artiste qui se fait appeler Mrs Graham, se dit veuve et vit comme une recluse avec son jeune fils.

Son arrivée alimente toutes les rumeurs dans la petite communauté villageoise et éveille l’intérêt puis l’amour d’un cultivateur, Gilbert Markham. La famille de Gilbert est opposée à cette relation et petit à petit, Gilbert lui-même se met à douter de sa secrète amie. Quel est le drame qu’elle lui cache ? Et pourquoi son voisin, Frederick Lawrence, veille-t-il si jalousement sur elle ?

Anne (1820-1849), la cadette des Brontë, se retrouva orpheline de mère à un an et fut élevée par son père, un sévère pasteur. Grandissant au milieu des landes sauvages du Yorkshire, la fratrie trouva refuge dans l’imagination et l’écriture. Anne composa précocement des contes, nouvelles et journaux avant de s’atteler à la rédaction de deux romans : Agnès Grey (1847) et La Recluse de Wildfell Hall.

Traduit de l’anglais par Georges Charbonnier et André Frédérique.

Traduction complétée par Frédéric Klein.

Sortie : Réédition, 28 Février 2008

J’ai débuté ce voyage dans l’aire victorienne avec Orgueil et Préjugés – cité plus haut – puis par celui-ci.

Des sœurs Brontë, je ne connaissais qu’Émilie, un petit résumé de son histoire familiale, et la renommée de son livre Les Hauts de Hurlevent – que j’ai lu par la suite.

Du coup, ce fut avec un grand étonnement que j’ai découvert ce roman, et beaucoup d’incompréhension quant à son manque de popularité ! Certes, Les Hauts de Hurlevent ramène à Roméo et Juliette dans bien des sens, mais Anne Brontë a le talent de nous entraîner – nous, femmes modernes que nous sommes- dans une description fidèle de ce qu’étaient les obligations au quotidien de la Dame victorienne, dans son contrôle de soi, dans ses devoirs d’épouse et de mère.

Les cadres sont parfaitement décrits à tel point qu’un an après ma lecture, je me souviens encore des paysages de Landes, que les pages m’ont permises d’imaginer, parfaites pour vous échapper des immensités de béton.

Ce roman de presque 500 pages, se lit avec la même émotion que Jane Eyre : nous suivons Mrs Graham avec la même compassion et la même sollicitude que Jane, tant toutes deux traversent des épreuves qui nous semblent inconcevables et intolérables à affronter, avec nos yeux critiques et affranchis, pleins de libertés.

Moi qui était alors une toute jeune lectrice – la lecture était loin d’être chez moi une habitude à ce moment là -, j’ai parcouru cette histoire avec beaucoup de facilité, tant l’écriture y est simple, les phrases belles à lire ou à écouter.

Qui plus est, l’Edition Phébus offre une qualité de papier et des caractères d’imprimerie pleins d’élégance, et cela joue même un rôle, me semble-t-il, dans notre transport à la belle époque où les lettres remplaçaient les mails et sms.


Un peu d’introspection : Les Autres

Alice FerneyLes Autres,

d’Alice Ferney

Lors d’une soirée d’anniversaire, un jeu de société destiné à mieux se connaître devient le révélateur de secrets de famille jusqu’ici soigneusement occultés par la honte, la déception ou la souffrance.

Avec délicatesse et cruauté, ce roman d’une rare finesse psychologique interroge la féminité, l’amour et les relations entre les hommes et les femmes.

« Ce beau roman nous montre que la relation humaine n’est qu’un jeu auquel nous jouons tous, auquel peut-être nous ne faisons que jouer. » Eliette Abécassis – Le Figaro

 » Le charme insidieux du roman opère par petites touches et l’on reste longtemps prisonnier de la toile que tisse cette magicienne de la langue. » Claire Julliard – Le Nouvel Observateur

Broché: 373 pages

Sortie : 08 Mai 2009

Éditeur : J’ai lu

Collection : J’ai lu Roman

Alice Ferney

Diplomée de l’ESSEC et docteur en économie, Alice Ferney s’est imposée sur la scène littéraire française dès la parution de Grâce et dénuement paru aux Editions Acte Sud et récompensé du prix Culture et Bibliothèques pour tous en 1997.

Elle est également l’auteur de La conversation amoureuse, Le ventre de la fée, Dans la guerre et Paradis Conjugal

Retrouvez une présentation d’Alice Ferney dans La Grande Librairie, présentée par François Busnel sur France 5 :

La Grande Librairie – Présentation d’Alice Ferney

Ce petit bijoux est un des rares livres que je n’ai pu laisser avant d’avoir lu la dernière page, tant l’histoire est intense, écrite pour tous, et qu’elle nous prend aux tripes sans que nous puissions nous en défendre. Je l’ai lu en quatre heures environ, et faisant fi de la fatigue, je l’ai terminé en larmes au-delà de minuit.

Chaque page apporte un nouveau chemin amenant à une introspection sur soi-même, sur la relation que l’on a avec sa famille, avec ses amis, en société.

A chaque page, il nous pousse à nous questionner sur les concepts les plus fondamentaux de l’existence que sont la naissance, la vie et la mort, aussi bien la notre, que celle des autres, que celle de ceux que l’on aime.

Le livre est divisé en trois parties :

Choses pensées : l’auteur écrit tout d’abord l’histoire, en relatant tous les songes des personnages. Comme une souris qui voudrait s’insinuer partout, nous avons le droit de découvrir ce que chacun des protagonistes pense, ressent, leurs plus intimes songes.

Choses dites : si un parent désire apprendre à son enfant ce qu’est un discours, cette partie est en est une parfaite illustration. Oubliez le cadre, les fioritures, vous n’aurez là que les paroles qui furent prononcées tout au long de cette soirée pas comme les autres.

Choses rapportées : pour finir, voilà l’histoire telle que je m’attendais à la lire lorsque j’ai ouvert ce livre. La distance qui est créée alors par le narrateur envers ses personnages, nous fouette après l’intimité perçue dans la première partie.