le blog des Explorateurs de Connaissance

Articles tagués “femme

Décoiffée et décoiffante : Rose à la rescousse

Rose à la rescousse,

d’Isabel Wolff

Rose Costello adore les problèmes… Les problèmes des autres de préférence. Elle adore dispenser ses bons conseils aux lecteurs, qui écrivent à son courrier du coeur, sur tous les sujets, de la diététique au divorce. Mais Rose est bien moins avisée lorsqu’il s’agit de sa propre vie… Son récent mariage est une catastrophe, elle a été obligée de déménager et elle croule sous les factures. Ses meilleures amies, deux jumelles farfelues, Béa et Bella, font pour une fois preuve de bon sens en lui suggérant de louer sa chambre d’amis. Théo, un comptable timide dévoré d’une passion secrète, semble être le pensionnaire idéal. Pourtant, au moment où tout semble s’arranger, l’univers de Rose sombre dans le chaos. Son mari essaie de la reconquérir, son rédacteur en chef lui demande plus de sexe ! et pire encore, elle croit qu’un inconnu la poursuit. Une seule personne semble comprendre le cœur de Rose sous ses épines. Mais si elle adore donner des conseils, est-elle capable d’écouter ?

Sortie : 05 Mars 2008

Poche: 605 pages

Editeur : Pocket

Isabel Wolff

Isabel Wolff est née dans le Warwickshire. Elle a étudié les lettres anglaises à Cambridge. Son premier roman, la comédie romantique Les Tribulations de Tiffany Trott, a été un best-seller, tout comme le deuxième, Les Mésaventures de Minty Malone. Ses articles paraissent régulièrement dans plusieurs grands quotidiens nationaux britanniques. Elle tient une rubrique au magazine P-S et réalise la revue de presse de l’émission matinale Breakfast News sur la chaîne BBC1. Elle vit à Londres.

Je vous rassure, je n’ai pas une préférence toute particulière pour les grandes introspections de femmes quadragénaires ! C’est simplement que les bouquins me tombent dans les mains, comme de nouvelles rencontres inopinées. Seulement, Rose est si humaine dans tous ses travers et sa beauté qu’elle en est magnifiquement drôle.

Que l’on soit de la génération suivante ou non, on ne peut que rire d’une bonne femme qui fonce malgré vents et marrées, pour se créer une vie, SA vie qu’elle souhaite tout d’abord calme et isolée, pour finalement la vivre pleine de rebondissements et d’émotions.

Prenez un bon chocolat viennois et profitez !

Publicités

Un homme à nu : La Malédiction Hilliker

La Malédiction Hilliker,

de James Ellroy

« Ce livre m’a dévasté », dit James Ellroy à propos de La Malédiction Hilliker qu’il définit comme « un manifeste romantique ». De la mère aux épouses et aux amantes, toute l’œuvre d’Ellroy procède du féminin et trouve sa source dans cette « malédiction » sur laquelle il s’expliquait déjà dans Ma part d’ombre : « Ma mère m’a donné ce cadeau et cette malédiction : l’obsession ». C’est précisément le cœur de ce nouveau livre : l’obsession des femmes, sans lesquelles il se sent « désincarné ». La phrase d’ouverture, « Pour que les femmes m’aiment », énonce d’emblée le principe fondateur de la vie émotionnelle et créatrice d’Ellroy. Une phrase déjà prononcée par Don Crutchfied, double fictif de l’auteur, dans Underworld USA.
En six mouvements — « Elle », « Elles », « Cougar », « La Déesse », « La Pluie », « Elle » —Ellroy revisite les moments clés de ses relations avec les femmes, à commencer par la première d’entre toutes, sa mère Geneva Hilliker, objet de la « malédiction » qu’enfant il lança contre elle, souhaitant la voir morte. Trois mois plus tard, elle était assassinée. Après avoir vainement tenté de retrouver la trace de son meurtrier dans Ma part d’ombre, il entreprend ici une autre forme d’exorcisme : annuler la malédiction à travers la quête des autres femmes, passer de « Elle » à « Elles ». Les autres, ce sont les adolescentes sur lesquelles il fantasmait dans sa jeunesse, mais aussi des femmes mûres, réelles ou imaginées ; celle qui exerça une influence majeure sur lui, la journaliste Helen Knode, alias Cougar, puis « La Déesse » Joan, inspiratrice du personnage éponyme d’Underworld USA, et enfin, l’autre « Elle », la femme qui partage sa vie aujourd’hui. La boucle est bouclée.

Ellroy met son existence à nu dans un livre exceptionnel à tous égards. D’abord par la lucidité et l’honnêteté dont il fait preuve, la sincérité avec laquelle il parle de lui (y compris de sa dépression). Mais ce qui frappe aussi, c’est sa capacité à éviter le piège du déballage racoleur grâce à une écriture sans équivalent. Il fait partie de ces créateurs qui métamorphosent leur vécu le plus intime en objet littéraire : Ellroy devient le personnage d’Ellroy. Il y parvient au moyen d’un style ramassé jusqu’à l’abstraction, qui soudain devient grave et élégiaque, transformant alors le récit en une déchirante confession, en un hommage aux femmes, en une œuvre palpitante de vie, remplie de contradictions folles et d’extraordinaires intuitions sur la nature féminine. Mélange de rigueur, de mysticisme et de sexualité, ce livre à la forme austère et au contenu électrique rassemble toutes les fulgurances et les faiblesses d’un homme hors du commun qui a mis sa vie tumultueuse au service de la littérature.

James Ellroy

De son vrai nom Lee Earle Ellroy, Jame Ellroy est un écrivain de polars américain. Parmi ses ouvrages, on peut citer la série de quatre livres sur Los Angeles dont font partie Le Dahlia noir et L.A. Confidential, sa trilogie Underworld USA qui retrace son histoire des États-Unis de 1958 à 1973, ainsi que son récit autobiographique Ma part d’ombre 1958.

Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma. Il est surnommé « American Dog » ou le « Dog ».

Sortie : 19 Janvier 2011

Retrouvez l’interview de James Ellroy dans La Grande Librairie, présentée par François Busnel sur France 5 :


Quand la couleur de peau était une différence : La Couleur des Sentiments

La Couleur des Sentiments,

de Kathryn Stockett

Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée. Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres.

De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l’a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot. Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié ; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.

Passionnant, drôle, émouvant, La Couleur des sentiments a conquis l’Amérique avec ses personnages inoubliables. Vendu à plus de deux millions d’exemplaires, ce premier roman, véritable phénomène culturel outre-Atlantique, est un pur bonheur de lecture.

Broché: 525 pages

Sortie : 03 Septembre 2010

Éditions : Jacqueline Chambon

Kathryn Stockett

Kathryn Stockett a grandi à Jackson. Elle vit actuellement à Atlanta avec son mari et leur fille, et travaille à l’écriture de son deuxième roman. A noter que Steven Spielberg et les studios Dreamworks ont acheté les droits de La Couleur des Sentiments, dont le tournage a commencé en Juin, dans le Mississippi.