le blog des Explorateurs de Connaissance

Bienvenu sur MonLivredeChevet !

BLOG EN CONSTRUCTION Aujourd’hui, une petite idée que j’avais vaguement eu en tête, se concrétise : faire une suite d’articles sur les livres qui me sont passés entre les mains, pour partager le plaisir pris durant ces lectures, le plus souvent nocturnes. Certes, je ne suis pas une critique littéraire, mais si par mes avis je peux vous convaincre de vous plonger dans l’univers de l’écriture, dans des mondes que j’ai trouvés fantastiques ou vous éviter un ennui monumental, alors j’aurais accompli mon modeste objectif ! Mes goûts en la matière se sont considérablement élargis durant cette année : bon, j’avoue, j’évite les albums de Oui Oui, mais je suis fan de certains mangas (Bleach, XXX Holic, etc…), je prends aussi bien plaisir à lire les grands auteurs français ou étrangers, que les auteurs modernes. Science-fiction, romance, poésie, policier, théâtre (j’avoue, j’ai beaucoup moins d’affinités pour le théâtre), psychologique, historique, il n’y a pas de genre qui me déplaise ou me rebute véritablement. Vous avez toute liberté de commenter, proposer un livre qui vous ait plu : ce blog à pour objectif de se développer avec l'aide de tous et toutes ! Je copierai la quatrième de couverture pour chacun des livres, puis ensuite mes impressions personnelles. Bonne lecture à toutes et à tous !

Nouveau

Un témoinage plein d’oxygène : La Forêt des 29

 La Forêt des 29,

d’Irène Frain

« Inde du Nord, 1485. A la lisière du désert, les rathores, seigneurs des lieux, rivalisent de palais mirifiques. Pour les ériger, ils doivent alimenter les fours à chaux et abattent les arbres par milliers. Or, comme les Vieux l’avaient prédit, une sécheresse effroyable se met à ravager la région. Au cœur de la catastrophe, un humble paysan se dresse : Djambo, jeune homme rejeté par les siens, a rejoint le peuple des pauvres. Dans sa longue errance, il a tout vécu, la faim, les deuils, la route, les mirages destructeurs de l’orgueil et de la richesse, la douleur de l’amour trahi. Mais il a surtout appris à connaître la Nature. Le premier, il comprend que la sécheresse n’est pas une vengeance des dieux, mais celle de la nature maltraitée. Avec quelques hommes et femmes de bon sens, il fonde une communauté qui permet la survie de tous grâce à l’application de 29 principes simples. La vénération des arbres est le pilier de cette communauté, dont les adeptes ont pris le nom de « 29 » en hindi : les Bishnoïs.

La démarche de Djambo frappe les esprits et son efficacité fait école. Dès 1510, l’Inde du Nord compte des centaines de villages de « 29 ». Gestion rationnelle de l’eau, respect des femmes, protection des animaux sauvages, compassion envers tous les vivants, égalité des castes : les principes des Bishnoïs séduisent les hommes les plus divers. Les politiques les respectent et ils vivent en paix.

Mais en 1730, le maharadjah de Jodhpur est pris à son tour de folie bâtisseuse. Venant à manquer de bois, il expédie son armée dans une forêt qui appartient à une femme Bishnoï, Amrita Devi. « Plutôt mourir ! » déclare-t-elle aux soldats en s’enlaçant à un arbre. Elle est décapitée. Ses filles l’imitent et sont massacrées. D’autres Bishnoïs prennent la suite, eux-mêmes trucidés. Le massacre semble ne jamais devoir finir. Cette immolation n’a rien d’un suicide collectif : c’est l’ultime moyen d’obtenir la victoire. En effet, à la 363e victime, le chef de l’armée renonce. Et le maharadjah, ébranlé, décide de protéger à jamais les « 29 », leurs animaux et leurs forêts.

Sur fond de steppes arides et de palais princiers, c’est cette épopée historique méconnue que ressuscite Irène Frain, après une enquête au Rajasthan sur les pas du célèbre Djambo, puis chez les Bishnoïs eux-mêmes. « 

Sortie : 12 Février 2011

Éditions  : Michel Lafon

Broché  : 455  pages

Irène Frain

Née  à Lorient est une romancière, journaliste et historienne, Irène Frain est un des auteurs les plus lues du grand public.

Agrégée de Lettres, elle enseigne plusieurs années en Sorbonne et en lycée, notamment au Lycée Jacques Decour à Paris 9e.

Elle consacre son premier roman à René Madec, petit mousse breton devenu nabab en Inde. Cette fresque épique de l’Inde du XVIIIe siècle , Le Nabab (1982) connaît un succès foudroyant et les romans suivants consacrent le talent d’Irène Frain : sens aigu de l’intrigue, écriture tantôt sèche tantôt flamboyante, don de faire vivre le lecteur en empathie avec ses personnages, humour certain, imagination foisonnante.

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Molière, Portrait d’Auteur

Portrait d’Auteur : Molière

S’il fallait n’en garder qu’un

Jean Baptiste Poquelin, dit Molière, n’est pas un poète à proprement parler, mais il serait cependant faux de penser qu’il n’appartient qu’au monde du théâtre : il suffit de lire les Lettres de remerciements au Roi pour s’en convaincre. Sans aller aussi loin dans les recherches, une simple lecture de son recueil Poésies diverses justifie sa place dans la section poésie. Toutefois, si quelques facheux se dissimuleraient parmi vous, je ne saurez que trop vous conseiller la lecture d’oeuvres telles que Melicerte, Pastorale Comique, ou encore le très classique Dom Juan.

Fils d’un artisan tapissier au service du roi, le jeune Jean Baptsite est un enfant assez simple et sans éducation. C ‘est à l’âge tardif de quatorze ans que, sur les conseils de son grand-père, le jeune homme apprend à lire et à écrire, en entrant au collège où il rencontre Le Prince de Conti.

A 21 ans, Jean Baptiste découvre le théâtre, et prend le nom de Molière en fondant sa propre troupe constituée de quelques amis. Quelques années plus tard, il croisera de nouveau la route de son camarade d’étude Le Prince de Conti, qui lui demandera de faire une représentation privée pour lui e ses invités. Parmi ces derniers se trouve le très célèbre et influent Cardinal de Richelieu : un témoignage de l’époque nous rapporte que le Cardinal, impressioné par le talent de Molière,  lui fit une remarque dans laquelle il déplore que les meilleurs théâtres se trouvent en Italie, alors que les meilleures pièces sont françaises. Le jeune dramaturge lui répond d’aplomb : « En ce cas Monsieur, donnez moi un théâtre! »

Molière obtient des suites de cet entretient la direction de la Comédie Française, où il jouera pour le Roi pendant seize ans. Hélas, l’art de notre ami prend une ampleur de plus en plus grande, et avec cette croissance son ambition s’accrut également. Il frondera ainsi les avares et les personnages puissants en les ridiculisant sur scène, et commettra l’erreur de s’attaquer à la religion avec Tartuffe. Rapidement, les conséquences furent désastreuses pour le dramaturge, qui fut censuré à de nombreuses reprises puis excommunié.

Une fois tombé en disgrâce, on raconte que Molière mourut sur scène lors d’une représentation du Malade imaginaire :  Jean Baptiste Poquelin fit bel et bien un malaise sur scène, mais il décédera plusieurs jours plus tard d’une infection pulmonaire. Il sera enterré de nuit dans la plus grande  discrétion,  mais avec l’hommage de ses pairs. En effet, La Fontaine rédigea une épitaphe en son honneur :

Sous ce tombeau gisent Plaute et Térence,

Et cependant le seul Molière y gît :

Leurs trois talents ne formaient qu’un esprit,

Dont le bel art réjouissait la France. (…)

Ils sont partis, et j’ai peu d’espérance

De les revoir, malgré tous nos efforts,

Pour un long temps, selon toute apparence.

 

Si vous n’avez jamais pleuré, rit ou appris quoi que ce soit de vos lectures, alors Molière saura vous l’apprendre. Toujours simple, jamais malhonnête, l’oeuvre de cet homme si particulier est la pierre philosophale des gens de lettres : vos journées de plomb ne deviendront certes pas d’or, mais posséderont désormais la légèreté de la plume. Inspirant par son talent d’auteur, il demeure également un exemple dans sa vie d’homme, de mari, d’acteur ou d’artiste simplement. A lire sans modération, tout comme Plaute et Térence avant lui, Molière possède tous les traits du génie, y compris celui d’être immortel.

– Vigo Azzura

Feuillets d’Hypnos, René Char

 Feuillets d’Hypnos,

de René Char

« Ces notes n’empruntent rien à l’amour de soi, à la nouvelle, à la maxime ou au roman. Un feu d’herbes sèches eût tout aussi bien été leur éditeur. La vue du sang supplicié en a fait une fois perdre le fil, a réduit à néant leur importance. Elles furent écrites dans la tension, la colère, la peur, l’émulation, le dégoût, la ruse, le recueillement furtif, l’illusion de l’avenir, l’amitié, l’amour. C’est dire combien elles sont affectées par l’événement. Ensuite plus souvent survolées que relues.
Ce carnet pourrait n’avoir appartenu à personne tant le sens de la vie d’un homme est sous-jacent à ses pérégrinations, et difficilement séparable d’un mimétisme parfois hallucinant. De telles tendances furent néanmoins combattues.
Ces notes marquent la résistance d’un humanisme conscient de ses devoirs, discret sur ses vertus, désirant réserver l’inaccessible champ libre à la fantaisie de ses soleils, et décidé à payer le prix pour cela. »    –   René Char

Sortie : 22 Mars 2007

Broché: 153 pages

Éditeur : Gallimard

Collection : Folioplus Classiques

René Char

Parce que le vingtième siècle n’a plus rien à apprendre, il se doit d’inventer. Une affirmation que le poète français René Char a su comprendre dans son intégralité. Enfant à la sensibilité exacerbée, élevé par une mère tortionnaire, c’est au fond d’une cabane dans son Vaucluse natal que le jeune René Char découvre la magie des lettres. Un répit de courte durée, car la guerre frappe déjà aux portes de l’Europe, et avec elle son lot de malheurs et de désolation.

Du jeune René chétif et soumis, il ne reste rien. Rien si ce n’est la sensibilité d’un Rimbaud que l’auteur déguise, maquille sous les traits du Capitaine Alexandre, un résistant d’un mètre quatre-vingt douze, aussi fort que déterminé. La guerre ; une source d’inspiration que Char exploite avec génie à travers son œuvre Feuillets d’Hypnos, un recueil au cours duquel on découvre la résistance sous un œil nouveau.

Aujourd’hui édité à la Pléiade, René Char s’inscrit comme l’un des derniers grands poètes français de part sa faculté à innover, et à faire de la poésie avec un seul mot. Ironie de l’histoire pour cet auteur qui devient immortel, alors même qu’il admirait l’éphémère : « Être du bond. Ne pas être du festin »

Feuillet d’Hypnos, un témoignage poignant de la résistance. Aussi puissant qu’un poème de Kipling My boy Jack, aussi lyrique qu’un canon allemand ! Char ne cherche pas à toucher le beau. Il joue avec notre inconscient et notre sensibilité. De mon point de vue, il était et demeure un ovni littéraire : véritable colosse aux pieds d’argile, il est à la poésie ce que Picasso fut à la peinture.

Amateurs de concret, de simple et d’évident, passez votre chemin.

Vigo Azzura

Walt Whitman, Portrait d’Auteur

Portrait d’Auteur : Walt Whitman

L’homme et ses œuvres,

Né en 1819 et mort en 1892 Walt Whitman est un poète qui a su traverser un monde nouveau avec l’élégance des plus grands. Dans une Amérique troublée, scindée, avide de révolution, cet homme, étrange sosie d’un père Noël si cher à notre enfance, nous livre un recueil de poème, hélas inachevé, mais ô combien singulier.

Il est très difficile de cerner avec précision celui qui déclarait : « I’m vast. I contain multitudes. » ( je suis vaste. Je contiens des multitudes ). Nous connaissons tous l’art torturé d’un Baudelaire ou d’un Verlaine et, bien que tous conscients de leur génie,  nous adoptons un consensus autour de ces poètes : la fleur noire de leur mélancolie se nommait Narcisse. Ce n’est pas le cas de notre homme. Whitman est un reflet inversé des inspirations littéraires du vieux continent. A l’instar de l’armée indépendantiste, ce garçon de ferme charge en première ligne contre la morosité et le « spleen » et souhaite rompre avec les codes de la poésie du « moi ».

Leaves of Grass ( feuilles d’herbes ) est une œuvre qui s’inscrit dans l’histoire littéraire américaine comme un pilier de la poésie classique au côté de Emily Dickinson. D’inspiration mythologique, théologique mais surtout humaine, ce recueil, immense anthologie de morceaux de vie, de détails qui fourmillent alentour, nous invoque dans un monde si incroyablement familier qu’il en devient troublant. Là où Baudelaire nous livre un poème glaçant sur les charognes ou les catins, Whitman sait nous emporter dans un lyrisme sans borne à travers des poèmes homosexuels (l’auteur s’était d’ailleurs auto-confessé homosexuel) et n’hésite pas à se livrer à des poèmes sur une aiselle ou un homme qui court.

Fils de Manhattan, Walt Whitman, un Kosmos !

Turbulent, charnel, sensuel, mangeur, 

buveur, baiseur,

Pas sentimental, pas au-dessus des autres hommes, ni des autres femmes, ni à part d’eux, 

Ni plus immodeste que modeste. 

Qu’on dévisse les serrures aux portes! 

Qu’on dévisse les portes de leurs charnières!

Si quiconque avilit quelqu’un, c’est moi qu’il avilit, 

Tout ce qu’on dit ou fait, à la fin me revient.

En moi, la foule des vagues de l’afflatus, en moi le courant et l’index. 

J’énonce le mot de passe primitif, je donne le signe de la démocratie,

Bon Dieu ! Je n’accepterai rien dont personne n’aurait la contrepartie aux mêmes termes. 

Par moi, toutes ces voix longtemps muettes, 

Ces voix d’interminables générations de prisonniers, d’esclaves,

Ces voix de désespérés, de malades, de voleurs, de nabots,

Ces voix de cycles de préparation, d’accrétion,

De fils connectant les étoiles, d’utérus, de semence de père,

De droits d’individus oppressés par d’autres,

De difformes, de laids, de plats, de méprisés, d’imbéciles,

De la brume dans l’air, du scarabée roulant sa boule de fumier. 

Par moi les voix interdites

Les voix de la faim sexuelle, voix voilées – et moi j’enlève le voile -,

Les voix indécentes, clarifiées, transfigurées par mes soins. 

Je ne me comprime pas la bouche, avec les doigts, 

Je n’ai pas moins de délicatesse pour les intestins que pour la tête ou le coeur, 

Le coït n’est pas plus sale pour moi que la mort,

Je crois à la chair, ses appétits,

Voir, ouïr, toucher sont des miracles, pas une des particules qui ne soit miracle. 

Divin, je suis, dedans, dehors, sanctifie ce que je touche, ce qui me touche,

L’odeur de mes aisselles est arôme plus subtil que la prière,

Ma tête mieux qu’églises, que bibles, que credo…

Un autre poème où l’auteur se place par rapport à son, oeuvre :

« Poètes à venir! Tribuns, chanteurs, musiciens à venir!

Je ne demande pas au Présent ma raison d’être.

Le Présent ignore pourquoi je suis.

Mais vous, nouvelle couvée, couvée insulaire, athlétique, cosmopolite, plus grande que toutes,

Levez-vous! Avancez et grandissez!

Je n’écris que deux ou trois mots indicateurs de l’avenir;

Je suis celui qui n’accomplit que quelques pas et se retire dans ses ténèbres originelles;

Je suis l’homme qui va sur la route, sans fléchir, jette un regard léger vers vous, et vous retire son visage,

Vous laissant la tâche de prouver, de définir,

Espérant de vous les mots essentiels. »

Que vous soyez vous même poète, féru de ce genre littéraire, néophyte ou bien profane un constat troublant s’impose à vous. La déclaration lunaire, improbable que Whitman profère au début de son oeuvre se referme sur vous, implacable, avec la vivacité et l’adresse d’un aigle ( symbole si américain et si cher à l’auteur ). Whitman est vaste, il contient plus que des multitudes, son amour traverse le temps et les frontières. Ouvrir ce recueil c’est croire en la réincarnation, c’est accepté de se voir posséder par l’âme de cet optimiste qui ne cherche pas les sommets dans les étoiles, car il sait les voir en de simples brins d’herbes. Lecteur sois certain d’une chose, si Leaves of Grass est une œuvre inachevée, ce n’est pas dû au manque de talent de son auteur, mais à son incapacité à cesser de nous aimer.

– Vigo Azzura


Le Maître des mots, Vigo Azzura

Vigo Azzura

La Poésie dans l’âme,

Bonjour à tous!

A l’occasion d’une rencontre aussi agréable qu’inattendue il m’a été proposé de participer à ce blog. L’on m’a confié, et je mesure l’ampleur de la tâche ainsi que sa difficulté, la section poésie et j’avoue que je m’en trouve honoré. Cela dit, comme je le précisais tantôt, la poésie est un art à la fois complexe mais aussi terriblement dépendant de sa nature subjective. 

En effet, hormis les codes stricts auxquelles elle est soumise, la poésie est un style littéraire sensible qu’il serait absurde d’opposer à une notion aussi fluctuante que la vérité.

Je ne m’emploierai donc pas ici à déstructurer les poèmes comme on nous l’enseigne en littérature. Je préfère privilégier l’aspect sensible et personnel de cet art au travers d’analyses essentiellement subjectives. Je me permettrais donc humblement de vous donner ma définition de la poésie sensible, le tout en vers, s’il vous plaît! 


« Ne cherchez pas le sens,

Il n’y en a pas,

C’est seulement la danse,

Des mots mis aux pas! »

– Vigo Azzura

La Bible SF dans toute sa splendeur : Le Seigneur des Anneaux illustré par Alan Lee

Le Seigneur des Anneaux,

de J.R.R TOLKIEN

C’est bien le premier livre que je découvre, ayant une présentation rajoutée par un site web de vente, en plus de la description de l’éditeur ! Alors, juste pour le plaisir de comparer les proses, je vous la propose !

« Amazon.fr – Le Tiers Age touche à sa fin, et la Terre du Milieu à son crépuscule. La Compagnie de l’Anneau va donc tâcher de déjouer les projets infernaux de Sauron, force du mal d’autant plus difficile à combattre qu’elle est désincarnée. Qui, des cinq héros, mènera à bien la mission ? Gandalf, grand sage qui seul mesure la portée de la quête ? Aragorn, qui dissimule ses origines princières sous les traits d’un rôdeur taciturne ? Frodon et Sam, qui sont chargés de la phase finale de la mission ou Gollum, créature abjecte qui fut un temps dépositaire de l’anneau ? Mais quel est donc le pouvoir de cet anneau tant convoité ? Quelle est donc la signification de l’énigme qui figure en première page, en manière d’épigraphe ?

Tant de questions qui ne sont qu’une infime partie du mystère féerique qui, depuis 1954, ravit l’imagination, autorisée pour un temps à s’attarder dans un séjour magique aux forêts profondes et ancestrales, aux paysages argentés peuplés d’êtres aériens, de jeunes guerrières intrépides, de destriers sauvages ayant la fierté de leurs maîtres, de viles créatures dont la laideur physique reflète la méchanceté… Tous, nous avons rêvé de ce repos de l’âme, de même que nous avons craint, enfants, la menace sourde et inexplicable. Tolkien, lui, a su nommer cet univers, et en faire une épopée passionnante, quête initiatique où l’errance humaine est regardée avec une tolérance rassurante.

Mais quels sont ces petits êtres rigolos et surprenants, ces « hobbits » ? D’où viennent ces accents folkloriques, ce langage essentiel, cette mélancolie onirique qui teinte l’esprit d’un brouillard étrange une fois le volume refermé ?

Tant de questions auxquelles, heureusement, Tolkien ne répond jamais tout à fait malgré les cartes, généalogies, lexiques et autres appendices passionnants que son imagination prolifique a fournis sur La Terre du Milieu. –Sana Tang-Léopold Wauters

Présentation de l’éditeur – Cet ouvrage rassemble les principaux textes et entretiens publiés par Alain-Robbe-Grillet depuis cinquante ans, à l’exception de ceux réunis dans  » Pour un nouveau roman « , publié aux Editions de Minuit en 1963. Cette édition contient cinquante illustrations en couleur, tout spécialement conçues par Alan Lee pour commémorer le centenaire de la naissance J.R.R.Tolkien. On y trouvera également des appendices ajoutés par Tolkien lui-même et des cartes figurant les lieux de son univers romanesque.

Quatrième de couverture – Avec « Le Retour du Roi » s’achèvent dans un fracas d’apocalypse les derniers combats de la guerre de l’anneau.

Tandis que le continent se couvre de ténèbres, annonçant pour le peuple des Hobbits l’aube d’une ère nouvelle, Frodon poursuit son entreprise. Alors qu’il n’a pu franchir la Porte Noire, il se demande comment atteindre le Mont du Destin. Peut-être est-il trop tard : le Seigneur des Ténèbres mobilise ses troupes. Les Rohirrim n’ont plus le temps d’en finir avec le traître assiégé dans l’imprenable tour d’Orthanc ; ils doivent se rassembler pour faire face à l’ennemi. Tentant une fois de plus sa chance, Frodon passe par le Haut Col, où il sera livré à l’abominable Arachné. Survivra-t-il à son dangereux périple à travers le Pays Noir?

La trilogie de Tolkien, l’une des créations les plus riches et les plus neuves de notre temps, est aujourd’hui portée à l’écran par Peter Jackson. –Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Relié: 1280 pages

Editeur : Christian Bourgois

Éditions : Ed. complète avec appendices et index (8 octobre 2003)

Collection : Hors Collection

J.R.R TOLKIEN, vu par l’éditeur

John Ronald Reuel Tolkien est né le 3 janvier 1892, à Bloemfontein, dans l’Etat libre d’Orange, en Afrique du Sud. Après avoir servi pendant la Première Guerre mondiales, il s’engage dans une brillante carrière universitaire et devient l’un des plus grands philologues. Mais il est reconnu avant tout pour son extraordinaire oeuvre de fiction :  » Le Hobbit « ,  » Le Seigneur des Anneaux  » et  » Le Silmarillion « . Il s’éteint à l’âge de 81 ans le 2 septembre 1973.

A ce niveau là, nous pouvons affirmer que ce n’est plus seulement un roman, mais une véritable Bible !

De l’histoire des hobbits – de leurs mythes jusqu’à leur arrivée dans la Comté -, des « Hommes du Nord », comme celui des Hommes tout court, tout y passe, et plus encore ! C’est un esprit passionné qui nous présente un monde radicalement fantastique, et complet ! Allez jusqu’à expliquer le calendrier d’une culture qui mesure 1,20M de hauteur, développer sur papier un alphabet elfique – qui est un mélange des langues parlées dans notre monde -, on ne peut que sourire devant une entreprise d’une telle beauté tant elle est merveilleuse. Elle nous fait rêver, elle nous transporte ! J.R.R Tolkien n’est pas seulement un auteur, il est une VRAI conteur comme notre siècle n’en fait plus !

Il est clair qu’avec ses 1280 pages, dont un bon livret d’illustrations signées Alann Lee, il vaut mieux prévoir  un bon mois de vacances, si l’on désire savourer cette aventure sans dérangement ! Dans le cas contraire, attendez-vous à perdre votre concentration professionnelle en imaginant les possibles suites de votre lecture, parce que sachez-le, vous ne lirez pas une copie manuscrite de son adaptation cinématographique ! Une avalanches de détails supplémentaires, des aventures totalement oubliées viennent s’interposer parmi les images que nous connaissons tous : chaque personnage gagne en personnalité, en teneur. Vous pensiez tout savoir du Monde du Milieu, de la Communauté de l’Anneau, détrompez-vous, vous n’en avez effleuré que les prémices, alors foncez chez votre libraire, et savourez !

Pour continuer notre cession Fantastique & Science-Fiction, zoom sur un roman biblique en ce qui concerne l’imaginaire…

Le Seigneur des Anneaux,

de J.R.R TOLKIEN

C’est bien le premier livre que je découvre, ayant une présentation rajoutée par un site web de vente, en plus de la description de l’éditeur ! Alors, juste pour le plaisir de comparer les proses, je vous la propose !

« Amazon.fr – Le Tiers Age touche à sa fin, et la Terre du Milieu à son crépuscule. La Compagnie de l’Anneau va donc tâcher de déjouer les projets infernaux de Sauron, force du mal d’autant plus difficile à combattre qu’elle est désincarnée. Qui, des cinq héros, mènera à bien la mission ? Gandalf, grand sage qui seul mesure la portée de la quête ? Aragorn, qui dissimule ses origines princières sous les traits d’un rôdeur taciturne ? Frodon et Sam, qui sont chargés de la phase finale de la mission ou Gollum, créature abjecte qui fut un temps dépositaire de l’anneau ? Mais quel est donc le pouvoir de cet anneau tant convoité ? Quelle est donc la signification de l’énigme qui figure en première page, en manière d’épigraphe ?

Tant de questions qui ne sont qu’une infime partie du mystère féerique qui, depuis 1954, ravit l’imagination, autorisée pour un temps à s’attarder dans un séjour magique aux forêts profondes et ancestrales, aux paysages argentés peuplés d’êtres aériens, de jeunes guerrières intrépides, de destriers sauvages ayant la fierté de leurs maîtres, de viles créatures dont la laideur physique reflète la méchanceté… Tous, nous avons rêvé de ce repos de l’âme, de même que nous avons craint, enfants, la menace sourde et inexplicable. Tolkien, lui, a su nommer cet univers, et en faire une épopée passionnante, quête initiatique où l’errance humaine est regardée avec une tolérance rassurante.

Mais quels sont ces petits êtres rigolos et surprenants, ces « hobbits » ? D’où viennent ces accents folkloriques, ce langage essentiel, cette mélancolie onirique qui teinte l’esprit d’un brouillard étrange une fois le volume refermé ?

Tant de questions auxquelles, heureusement, Tolkien ne répond jamais tout à fait malgré les cartes, généalogies, lexiques et autres appendices passionnants que son imagination prolifique a fournis sur La Terre du Milieu. –Sana Tang-Léopold Wauters

Présentation de l’éditeur – Cet ouvrage rassemble les principaux textes et entretiens publiés par Alain-Robbe-Grillet depuis cinquante ans, à l’exception de ceux réunis dans  » Pour un nouveau roman « , publié aux Editions de Minuit en 1963. Cette édition contient cinquante illustrations en couleur, tout spécialement conçues par Alan Lee pour commémorer le centenaire de la naissance J.R.R.Tolkien. On y trouvera également des appendices ajoutés par Tolkien lui-même et des cartes figurant les lieux de son univers romanesque.

Quatrième de couverture – Avec « Le Retour du Roi » s’achèvent dans un fracas d’apocalypse les derniers combats de la guerre de l’anneau.

Tandis que le continent se couvre de ténèbres, annonçant pour le peuple des Hobbits l’aube d’une ère nouvelle, Frodon poursuit son entreprise. Alors qu’il n’a pu franchir la Porte Noire, il se demande comment atteindre le Mont du Destin. Peut-être est-il trop tard : le Seigneur des Ténèbres mobilise ses troupes. Les Rohirrim n’ont plus le temps d’en finir avec le traître assiégé dans l’imprenable tour d’Orthanc ; ils doivent se rassembler pour faire face à l’ennemi. Tentant une fois de plus sa chance, Frodon passe par le Haut Col, où il sera livré à l’abominable Arachné. Survivra-t-il à son dangereux périple à travers le Pays Noir?

La trilogie de Tolkien, l’une des créations les plus riches et les plus neuves de notre temps, est aujourd’hui portée à l’écran par Peter Jackson. –Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Relié: 1280 pages

Editeur : Christian Bourgois

Éditions : Ed. complète avec appendices et index (8 octobre 2003)

Collection : Hors Collection

J.R.R TOLKIEN, vu par l’éditeur

John Ronald Reuel Tolkien est né le 3 janvier 1892, à Bloemfontein, dans l’Etat libre d’Orange, en Afrique du Sud. Après avoir servi pendant la Première Guerre mondiales, il s’engage dans une brillante carrière universitaire et devient l’un des plus grands philologues. Mais il est reconnu avant tout pour son extraordinaire oeuvre de fiction :  » Le Hobbit « ,  » Le Seigneur des Anneaux  » et  » Le Silmarillion « . Il s’éteint à l’âge de 81 ans le 2 septembre 1973.

A ce niveau là, nous pouvons affirmer que ce n’est plus seulement un roman, mais une véritable Bible !

De l’histoire des hobbits – de leurs mythes jusqu’à leur arrivée dans la Comté -, des « Hommes du Nord », comme celui des Hommes tout court, tout y passe, et plus encore ! C’est un esprit passionné qui nous présente un monde radicalement fantastique, et complet ! Allez jusqu’à expliquer le calendrier d’une culture qui mesure 1,20M de hauteur, développer sur papier un alphabet elfique – qui est un mélange des langues parlées dans notre monde -, on ne peut que sourire devant une entreprise d’une telle beauté tant elle est merveilleuse. Elle nous fait rêver, elle nous transporte ! J.R.R Tolkien n’est pas seulement un auteur, il est une VRAI conteur comme notre siècle n’en fait plus !

Il est clair qu’avec ses 1280 pages, dont un bon livret d’illustrations signées Alann Lee, il vaut mieux prévoir  un bon mois de vacances, si l’on désire savourer cette aventure sans dérangement ! Dans le cas contraire, attendez-vous à perdre votre concentration professionnelle en imaginant les possibles suites de votre lecture, parce que sachez-le, vous ne lirez pas une copie manuscrite de son adaptation cinématographique ! Une avalanches de détails supplémentaires, des aventures totalement oubliées viennent s’interposer parmi les images que nous connaissons tous : chaque personnage gagne en personnalité, en teneur. Vous pensiez tout savoir du Monde du Milieu, de la Communauté de l’Anneau, détrompez-vous, vous n’en avez effleuré que les prémices, alors foncez chez votre libraire, et savourez !

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